VII, 33, 3; cf. ici, p
92 LES DIILIULS.
Et, en efTet, même voué aux dieux et à leur servite, le jeune noble n'est pas exclu pour cela des habitudes, des fréquentations et des jouissances de ses cûn^rénères. Le fils de |ientilbonnne (jui (Icvciiait »'-vè()ue ou abbé était ou devait se tenir à l'écart de la vie civile : il prenait un autre costume, et, ce qui importait davanta^^e, une autre existence. Le druide demeurait dans le même état d'honmie : il pouvait se marier, donner naissance à une nouvelle famille', posséder des biens et devenir riche '^.
Sans doute il vit, à de cert.iins moments, (runo vie diiïérente de celle de ses frères, parents et alliés, membres de la noblesse politique. Il n'est pas de leur corps, et n'aspire pas aux honneurs (|ui les attendent; il occupr. dans la société, une jda( e distincte de la leur'. Mais cette place n'est pas inférieure'. Des avantages particuliers compensent son exclusion des magistratures ou des fonctions régulières \ Les druides n'étaient pas inscrits sur les rôles des contributions directes au même titre que les «itoyens ordinaires*: on les exemptait de toutes les autres charges", ce (jiii leur permelt.iil de s'enrichir j)lus vite, et ce qui faisait un des j)rin(ijiaiix attraits de la carrière sacerdotale". Enfin, ils avaient la dispense du service militaire' : mais dans ces temps et chez ces j)euples où la guerre était la joie de tous, une |)areille immunité ne fut peut-être j)as considérée comme une prérogative réelle.
1. C'est sans doulc le cns de Divicinc, I. 'M, 8 cl 0; ol si \o \oxlo d'Ans.. ne stirpe ilruUariim snlus (Profcsaores, 5. 7; II, 27) ne pronvf i>ns (|iic son perMinnnpc fùl d'origine druidique, il prouve tout nu moins que le druidiMnc n'élnit pas jngi* inst'p.irablc du inariojrc. Pour le cclibnl des druides, de Delloiruct. p. 321 ; contre, lîarlli. p. .31».
2. Ci'sar, VI, II; I et 2, qui implique In ricliosse per>onnel|i' des druide.^; de m^nie, pour Divirinr, I, 20, 2.