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96 LES DULIDKS.

dislinctifs du sacerdoce ;.',iiil()is : à ces puints de vue. cetlo société de préires, euibrassanl toutes les natitjus de la (iaule, contraste absolument avec les pontifes et les flamines de Home, enfermés dans leur cité.

Celte originalité dérive, je crois, de la façon dont se sont constitués le monde gaulois et son sacerdoce polili(jue. A Home, la cité est le point de déj)art de la vie j)ul»Ii(jue, au moins dans l'histoire connue, et c'est h ce cadre que correspondent les groupes de prêtres. L'Etat celtique a été d'abord une ligue de tribus inarcliaiit et conquérant sous un seul nom, et, après des années de courses et de vie commune, se dispersant et s'oubliant peu à peu pour vivre chacune sur son domaine '. Mais, quand la dislocation s'est faite dans la vie politique et matérielle, quand s'est relâché le lien national du nom («■Itique''', une certaine unité a été mairitciiiK' [»ar la rcligiim, et les rois du sacerdoce ont ((inlinué à se revtjir et à se retrouver, à demeurer unis sous lu volonté d'un chef suprême, de même que les roitelets de la Gaule avaient été jadis grou|)és sous les ordres du maître qui les conduisait. L'entente pour le culte ra|>pelail et jierpétuait les conjurations militaires d'autrefois, et les assises sacrées du pays carnute étaient l'image périodique des antiques conseils <le princes'. A toutes les épo«|ues, chez beaucoup de peujdts, l'organisation sacerdotale a été la survivance d'une société politi(jue disjtariie*. I/Kglise clin'lienne du septième siècle était le <lécal(jue (l(^ ri'lnipire loinain de Tliéodose; la société des druides continuait la (lelti(|ue d'Ambigat. Ne voyons pas dans leur assembb'e une institution en jdeine croissance, mais la

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