Cf. César, VII
G. Regio tolius Gallix média habetur. César, VI, 13, 10. Je crois cependant que l'assemblée carnute était purement celtique, probablement avec addition des Armoricains; cf. VII, 4, 6; YIll, 31, 4.
99 LKS DRUIDES.
é^ale distance de sa source et de son enibouchure'; au coude d'Orléans convergeaient les routes venues des réjrions les plus lointaines, des caps de l'Armorique, de l'estuaire de la (lironde, des sommets cévenols, des forêts ardennaises-. Le centre géographique de la contrr'e devint, chez ces hommes h l'imagination concrète et expressive, le foyer de la plus grande socirlé celti(jiie.
Autour de cet ombilic divin, le clergé druidique apparaissait coiiiiiH' l'incaniatioii vivante et sacrée de toutes les tribii-^.
Le premier et j)rincij)al office des prêtres était le sacrifice public : au nom de la Gaule conjurée, ils immolaient les plus solennelles victimes en l'honneur de ses grands dieux communs \ et, ces jourïv-l.^, les divinités souveraines retrouvaient sous leur loi leur p('ii|ilc tout entier.
Aux cérémonies religieuses s'ajoutaient des actes politiques
1. flVst, je crois. In ^ilii.ilion cunimercinlu do In Loire, et miii pns une dclerminnlioii (lu point g(^onir-trii|ue, (|ui cxplii|up la di-signntiun du pays cnrnutc comme • milieu • df In (înulc. Il fnul copcndant rccounnllrc qu'Orlcnns csl à égale distance du Inc de Constance, de Nnrhonne, ilc l'embouchure du Hliin et du cap Saint-Mathieu : sur celle tendance des Gaulois n cliercher le • milieu • geoîrrnpliique (mrilioUinum) d'un territoire cl à y pincer lo chef lieu. cf. p. 50-00; ils devaient le déterminer pnr les étapes de marche et peut-^tre pnr les sijrnnux des crieurs (cf. VII, 'A, 2). — l'our CCS motifs, je chercherni le lieu consacre plus près d'Orlenns que de Chartres, Orléans ayant du reste joué un grand riMe dans l'histoire collective de lu Gaule (VII, 3, I el :i), Chnrtres aucun, il faut donc recarder surtout dans les vieux noms de la forêt d'Orléans, à son extrémité orientale pn^s de la Loire, car sur ce point, vers Sainl-Gondon, l>ampierre, Névoy el l^*s Choux, se rencontraient sans doute (cf. Lon.^mon, pi. .S) les territoires de quelques grands peuples, Cnrnules, Sénims. Bituripes (peut être flduens, si on leur ntlnhue le pays d'Auxerre) : sur la route des Choux ii Dampierre, on voit encore la Croix des Trois- Kv^que», qui rajqielle la juridiction épiscopalo d'Orlenns, Sens el Auxerre (iMimel, Ilistitire df lu j'iirrt d'OrUans, 181)2, p. II). — Ti>uhin (p. lOII el s.) songeait, pour* le champ amphictyimiipie de la (ïaiile •, à Lieusninl, il la limite des Carnule> |il se trompe, les Carnules ne venaient pas jus(|ue-ln], Sénons, Meldes el l'nnsiens. De même, de La Saussaye {Itist. sur le lifu, etc., .l/X/n. tus A la Sorhonnr en |Sr»3, Arrh., IK04, p. U."» el s.) songeait À un point frunliére, entre Camule» et Kituriges, et ce n'est pas impossihle.