‹ Histoire de la GauleChapitre 117 sur 718 · Cf. César, VII · texte numérisé non relu

Cf. César, VII

G. Regio tolius Gallix média habetur. César, VI, 13, 10. Je crois cependant que l'assemblée carnute était purement celtique, probablement avec addition des Armoricains; cf. VII, 4, 6; YIll, 31, 4.

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é^ale distance de sa source et de son enibouchure'; au coude d'Orléans convergeaient les routes venues des réjrions les plus lointaines, des caps de l'Armorique, de l'estuaire de la (lironde, des sommets cévenols, des forêts ardennaises-. Le centre géographique de la contrr'e devint, chez ces hommes h l'imagination concrète et expressive, le foyer de la plus grande socirlé celti(jiie.

Autour de cet ombilic divin, le clergé druidique apparaissait coiiiiiH' l'incaniatioii vivante et sacrée de toutes les tribii-^.

Le premier et j)rincij)al office des prêtres était le sacrifice public : au nom de la Gaule conjurée, ils immolaient les plus solennelles victimes en l'honneur de ses grands dieux communs \ et, ces jourïv-l.^, les divinités souveraines retrouvaient sous leur loi leur p('ii|ilc tout entier.

Aux cérémonies religieuses s'ajoutaient des actes politiques

1. flVst, je crois. In ^ilii.ilion cunimercinlu do In Loire, et miii pns une dclerminnlioii (lu point g(^onir-trii|ue, (|ui cxplii|up la di-signntiun du pays cnrnutc comme • milieu • df In (înulc. Il fnul copcndant rccounnllrc qu'Orlcnns csl à égale distance du Inc de Constance, de Nnrhonne, ilc l'embouchure du Hliin et du cap Saint-Mathieu : sur celle tendance des Gaulois n cliercher le • milieu • geoîrrnpliique (mrilioUinum) d'un territoire cl à y pincer lo chef lieu. cf. p. 50-00; ils devaient le déterminer pnr les étapes de marche et peut-^tre pnr les sijrnnux des crieurs (cf. VII, 'A, 2). — l'our CCS motifs, je chercherni le lieu consacre plus près d'Orlenns que de Chartres, Orléans ayant du reste joué un grand riMe dans l'histoire collective de lu Gaule (VII, 3, I el :i), Chnrtres aucun, il faut donc recarder surtout dans les vieux noms de la forêt d'Orléans, à son extrémité orientale pn^s de la Loire, car sur ce point, vers Sainl-Gondon, l>ampierre, Névoy el l^*s Choux, se rencontraient sans doute (cf. Lon.^mon, pi. .S) les territoires de quelques grands peuples, Cnrnules, Sénims. Bituripes (peut être flduens, si on leur ntlnhue le pays d'Auxerre) : sur la route des Choux ii Dampierre, on voit encore la Croix des Trois- Kv^que», qui rajqielle la juridiction épiscopalo d'Orlenns, Sens el Auxerre (iMimel, Ilistitire df lu j'iirrt d'OrUans, 181)2, p. II). — Ti>uhin (p. lOII el s.) songeait, pour* le champ amphictyimiipie de la (ïaiile •, à Lieusninl, il la limite des Carnule> |il se trompe, les Carnules ne venaient pas jus(|ue-ln], Sénons, Meldes el l'nnsiens. De même, de La Saussaye {Itist. sur le lifu, etc., .l/X/n. tus A la Sorhonnr en |Sr»3, Arrh., IK04, p. U."» el s.) songeait À un point frunliére, entre Camule» et Kituriges, et ce n'est pas impossihle.

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