‹ Histoire de la GauleChapitre 118 sur 718 · Cf. l. L p. 2:1 et surtout p · texte numérisé non relu

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'.\. Lucnin, I, 4tl-(>, qui désigne ici, je crois, h-s cérémonies de la terre cnrntite : comment, au surplus, ailmeltre une reunion de prêtres dans un lieu consacnV sans de scdennels sacrifices? Il en était ainsi chei les Semnons (Tnc, Cfrm., 3»;, où l'asseiiililiT des U^nli de tous les peuples du • sang* suève esl fort semblable à celle du sanctuaire camule pour le nom cellique.

l'assemblée CAR.XUTE. 9^

et judiciaires, ou du moins que nous sommes tentés d'appeler ainsi'. Les druides se constituaient en tribunal ; ils jugeaient de crimes contre l'Etat et de crimes contre les individus. Des cités pouvaient leur soumettre leurs différends ^ ou des magistrats leur renvoyer les coupables de délits publics '. Les particuliers étaient admis à porter devant eux leurs procès, et, encore au temps de César, il affluait à ce tribunal des afl"aires venues de tous les pavs de la Gaule. Il décidait surtout dans les cas de meurtre S mais aussi dans des questions d'héritage, et dans ces affaires de bornage qui ont été, chez tant de législations primitives ^ du ressort de la justice supérieure et criminelle. C'était lui qui fixait les sommes dont un meurtrier pouvait racheter son crime, la peine qui garantissait le paiement de la composition pécuniaire acceptée par la famille de la victime®.

Une sanction redoutable maintenait l'autorité des druides. Ceux qui n'obéissaient pas à leurs jugements ou à leurs décrets étaient excommuniés". On les tenait pour indignes de rapports avec les dieux et avec les hommes; toute fonction leur était interdite, aucune loi ne les protégeait, aucune justice ne leur était due. Nul ne pouvait s'approcher d'eux, et ils ne pouvaient s'approcher d'aucun autel. Et, le tribunal druidique avant prononcé au nom de toute la Gaule, ils étaient maudits chez tous les peuples. Si c'était une nation qui avait refusé de se soumettre, ses prêtres n'officiaient plus, les sacrifices prenaient fin chez elle, c'est-à-dire que ses dieux s'éloignaient de ses hommes et de son sol '. Rien, du reste, n'était plus conforme

1. Tout ce qui suit, d'après César, VI. 13, 5, 6 et 10. Dans un sens légèrement différent du nôtre, d'Arbois de Jubainvjlle, Recherches, p. 111-S.

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