Juges, 'i
5. Stral):)ii, iV, 4, 6 ; Tacite, Ann.. XIV, 30; Piiitarqiic. De defectu oraculorum. 18, p. 419-20; pei)t-<'tre De facie lunx, 20, 3, 10-13 (y aurait-il, 26, 9, un vague é<!ho des voyages cl de l'apprentissage des druides?); Soiin, XXII, 7" cf. t. I, p. 14.V7.
les <jaulois avaient conquise. Les usages primitifs d'un peuple se maintiennent surtout dans ses colonies : veut-on retrouver les mœurs et les dieux de la Rome d'autrefois, qu'on observe la vie du Latium et de ses provinces italiennes ' ; Marseille, le rejeton extrême du monde grec, était l'image d'une cité de l'JIeliade archaïque'.
Les aspirants au sacerdoce s'en allaient donc vers le nord pour étudier dogmes, gestes et formules de la religion (ju'ils devaient desservir. La discipline druidique se renouvelait en Bretagne; elle avait là ses sources les plus pures*. On finit par croire qu'elle en venait. — C'est ainsi qu'on peut interpréter le texte de César*.
Ce séjour à l'étranger, permis par les druides gaulois aux plus consciencieux de leurs disciples, impliquait l'aveu que Kiir théologie n'était point pure de tout alliage, soit avec celle des Grecs leurs voisins, soit avec celle des populations primitives. Dans leur manière de se figurer et de classer les dieux, d'interpréter et de grouper les symboles, de raconter la vie du monde et les destinées de l'homme, de régler les actes et les paroles du culte, il s'était glissé évidemment bien des détails antérieurs à la conquête celtique. La foi des druides n'était pas plus franchement gauloise que le christianisme officiel n'est la vraie religion
1. Cf. Cicéron, De oratore, III, 11, 42 : Buslica vox... aniiijuilatem.