Cf. t. I, p
4. Par exemple lorsque le cliùnc-rouvrc portait le gui (p. 107) : deo Rohori, C. I. L., Mil, 1112 (aullienlique?); peul-èlrc les dii Casses (cass- — • chêne? >) des bords du lUiin (C. /. L., XIII, 0110, etc.).
5. Dca Arduinna, C. I. L., VI, 40 (figurée en Diane sur le bas-relief); Braniliacli, 580 = C. I. L., XIII, 78/48. Voscgo s/7(ucs/n),XIII, 0027, 0030. 0080 (ici, il s'agit d'un dieu chasseur). Cf. [)iana Abnoha. forôls et monlagnes des sources du Danube : XIII, 3:):;4, CIS3. 0320, 0332, 0330, 0337. Sur le culte d'Arlémis forestière chez le* Celles, Arricn, C}iu<jclinue, 3i.
134 LA ItKLIGIO.N.
vm. — AUA^•^ATION des ghands ihi:u
Al\ IUVIMTtS LOCALKS'
Loin de fairt' tort aux Génies du sul, les Gaulois, portés aux idées f^énérales, ont élargri leur rùle et leur empire.
Il n'y eut pas, à notre connaissance, antaj;onisnie durable entre rarniée plébéienne de ces Ksprits et l'aristocratie des jjrands dieux. Aussi iiitii. les <li\ inités topiques sont à la btis très tenaces et très souples'. Si elles connaissent des jours de décadence, on ne les extir[)c pas : quand la rdii^'ion doininanlf les répudie, elles se font les dénions d'un culte hérétique, et narguent les sanctuaires officiels. Kn revanche, elles sont toujours prèles à partaj,'er leurs domaines avec queli|ue dieu \enu du dehors, h s'unir à lui |tiiiir \v< irouveriier. Mlles ont su s'accommoder avec Tentâtes et son cort«'i:e. avec Jupiter. Auj^uste et leur {tanthéon, et même avec le dieu <lu Ghrist et ses saints, et elles ont réussi il se j)lier à leur cnlle et à se cacher sous leur nom.
\.t' iiiirtix i|iir |iiiisMMt f.iire les dieux cniKiiifiaiits. c'est <rac<epler l'hospitalité des (iénies locaux. Kt c'est alors, pour la relif^ion suzeraine, uti muivel élément de j^loire et de puissance. Les plus beaux triomphes de Jujuter et d'.\j)ollon, dieux de la lumière, sont venus «lu jour où ils se sont assis sur la rorhe <livine du Gapitole et près de la source sainte de Gastalie. De relie union enlrc^ un dieu redoutable, mais loinl.iin el vaijue. et uiif (li\ initi' [iilitr, mais acressible et connue, «le celte descenlo
1. Tiuil cv (|iii suil n'-Miili' en j>nrtir t\c rhy|i(iUirM> i|iio ridcnlillcnlinii nvt>r tinc «livinili" lopi<iin' fi'iin "lioii roinniii, A|u>lliin, Mmiiro «m Miir», a dû i^ln* (»riTôdf«» (|p l'idpnlillrnlitm on do l'inrorixiralinn de relie m^tne divinilé avec, le dieu frniijois r<irres|ion(lnnt. In d'aiitrc>i ii-nnes, le nom du dieu nunnin n'n fnit i]ue rempincer le nom du prnnd dieu indijrene. Kl de fnit. In présence si conolAnle d» .Mercure, par exi'mple. cnmnie dieu topique ne s'explique que si Mercure désipne non pns le ilieii nunain, iii.nis le prnnd dieu gniilois déjA in>l.illè sur plnci>. I>e tni^me, le nde topique du dieu AU ninillel p. 121, n. 3). du dieu cornu ip. I3U, n. (M. du Iriieidinle (p. I.'o. ii. (() s'explii|ue p.nr une liK-nli<^.-ition, souvent anlcneure à in ( (inquiète nunnine, des grands dieux correspondants.