XIX. — DIVINATION
Le culte, c'est la manière de s'adresser aux dieux ; la divination, c'est celle de recevoir et dinterpréter leurs volontés.
Les Gaulois furent incomparables dans l'art augurai. Les Romains eux-mêmes, c'est-à-dire Latins et Etrusques, reconnaissent leur supériorité, et c'est l'hommage des maîtres d'autrefois à ceux de maintenant. Chefs et prêtres paraissent à Cicéron des contemporains de l'augure Navius'. Quand Diviciac vint à Rome, il exposa à l'orateur sa manière d'annoncer l'avenir : tantôt l'hypothèse, tantôt l'induction tirée des expériences acquises, le druide éduen ou ses confrères appliquaient les procédés légitimes du travail intellectuel à faire de la divination une science régulière -.
Aucun mode d'information sur l'avenir n'échappa aux Gaulois ^ Deux, semble-t-il, provoquèrent chez eux des études particulières, le vol des oiseaux et les entrailles des victimes*. Dans les sacrifices humains, la manière dont tombait le supplicié, ses convulsions et l'écoulement de son sang donnaient lieu à un examen spécial*.
Ce goût pour l'extispicine et l'ornilhomancie n'était point
1. Cic, De divin., I, 41, 1)0; voyez ce qu'il dit du roi jj^alate Déjotarus, id., I, l.'î, 26-27; II, 30, 70. Justin, XXIV, 4, 3. Élicn, Hisloria varia. II, 3I.Diodore, V, 31, 3.