‹ Histoire de la GauleChapitre 197 sur 718 · ar, V · texte numérisé non relu

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Romains : ils crurent que les dieux avaient aidé leurs ennemis, et ils parlèrent de se rendre '. La source qui alimentait Uxellodunum avait été captée par César : les Gaulois assiégés altrihutrcnt ce tarissement subit à une volonté divine, et ils se rendirent*.

L'espace, comme le temps, était imprégné de divinité. Aucune des formes de la nature n'était incapable de servir de dieu ou de servir à un dieu, ni la pierre brute ni le métal ouvragé, ni le vent qui passe, ni la foudre qui tombe et s'éteint, ni l'arbre qui se renouvelle ^ Dans certaines régions de la (jaule, plus particulièrement vénérées, la terre fut aussi pleine de lieux saints qu'à Delphes ou à Bénarès, et c'était le cas, je crois, d'Alésia et de sa colline *, du puy de Dôme et de ses abords', et du lieu sacré des Canmtes*. « Les (laulois », disait César, « sont les plus suj)erstitieux des hommes". »

Il est cependant probable que peu à peu, grâce à l'intelligence des chefs et aux nécessités des choses, on put désencombrer le temps et le sol, et faire sa place à la vie laïque. Le développement des dieux souverains, la fixation de grands sacrifices périodiques, l'établissement de sanctuaires principaux, la formation de métropoles saintes, en un mot la concentration de l'élément divin à de certains moments et sur de certains points, dégageait en partie le reste du monde de l'esclavage sacré, de l'iiiéluttable tabou qui j)esait sur lui.

1. Crsar, 11, 31, 2; avec ccUe rcscn'c que lea Adunliques sont «mn» doute en pnriio (J'oripine ppririnniquc.

2. IlirliiiH. Viil. 43, T) : cv Inrisscmcnt d'une source divine rcpn-sonlnil pour eux la fln ou le d«'|>nrt du dieu de IVndroil, fuMiie du peuple el Tulelle de In ville.

3. C. /. L., Xil. 3IX') (\fn\ ; pour la pierre, f)f fluviis. 6, 3 (par ('.nllisllirnc el Ticnapi-nc ; pour la foudre. Arrien n/<. Stobee, Fcloijx, I, 20, 2, p. 610: pour le reste, p. 137 cl suiv., p. 1.19 et suiv.

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