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Ce qui suit d'aprcs Pline, X.KIX, ti'lî

3. Les oursins fossiles ne sont pas rares, mais ce qui devait faire la valeur du talisman, c'était la manière de le recueillir.

4. Cliauvet, Ovum anguiiium. 1900, lievuc arclicûh(ji(iuc, 1. p. 281-5; cf. Reinacli, Cultes, 11, p. 03-05.

jMiit lui-même, gardien attitré du foyer des hommes*. En quoi du reste les Gaulois ne pensaient pas diiïéremment des Romains et de bien d'autres, qui voyaient dans le serpent inoITensif et familier Tincarnation du Génie dumestique.

Parmi les plantes, quatre au moins recevaient un culte particulier : la verveine, le sélage, le samole et le gui. — Les branches ou les feuilles de la verveine. 1' « herbe sainte » et l'herbe lustrale des Grecs et des Romains, servaient à tirer des sorts et à prédire l'avenir*. — Du sélage, les prêtres aftirmaient qu'il garantissait à la fois contre les maux des yeux et contre toute perte ou dommage; comme pour l'œuf de serpent, la conquête en était i la fois un rite et un larcin; elle exigeait de l'ofiiciant un sacrifice de pain et tie vin, les pieds nus et bien lavés, un vêtement blanc; aucun métal ne pouvait toucher la plante ; on la coupait, « par un geste de voleur p, avec la main droite passée dans l'emmanchure gauche de la tuni(jue, et on l'emportait sur une nappe toute neuve'. — Pour le samole, mystère semblable, mais avec quelques variantes : état déjeune, emploi de la main gauche, défense de regarder en arrière, obligation de ne déposer la plante que dans l'augo où elle serait broyée : à ces conditions, elle gardait toute sa vertu, qui était de guérir les bœufs et les porcs*. — Ces faits ne sont sans doute qu'une très faible partie de la flore et de la faune magiques des Gaulois ^ Us ne sortent pas de la banalité : dans tous les pays et tous les temps, les plantes odorantes et médicinales ont, comme dit Pline, engendré nulle sottises*, et leur emploi s'est parlout enveloppé de rites étranges, comme si leur action, d'ailleurs réelle, venait des gestes de l'homme et n«)n pas de l'herbe elle-

j. r.f. t. I. p \m-\io.

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