Cf. t. I, p
8 'I>(>.ov£'.xo'., Str., IV, 4, 6; (Aa/r,Ta!, IV, 4, 2; Ta-/ù Ttpo; tJi.â-/r|V, id. 9. Diodore, V, 28, 5; Posidonius ap. Athénée, IV, 40, p. 154. 10. Diodore, V, 28, 5; César, VI, 13, 9; Posidonius op. Athénée, IV, 40, p. 151; cf. p. 138-9.
184 L ETAT DE GLEIIRE.
l'autre le fer à la main'. Xe disons pas que c'était la re!ij:inn qui imposait la plupart «le ces meurtres et qui en faisait dos sacritices : elle n'était que le renet et la sanction de l'état politique et des hihitudes de tous'.
Qu'on se garde toutefois, en cela comme en bien dautres choses, de placer les Gaulois à part dans l'histoire, et de voir en eux la race des batailles interminables. Il ne faudrait pas prendre à la k'ttre les déclarations des Anciens sur leur humeur guerrière. Ils n'étaient ni les plus belliqueux ni les plus agressifs de tous les Barbares : ce qu'on a répété d'eux, on l'a dit aussi dts Thraces. des Germains, des Espagnols, des Ligures, des Samnites, et ces sortes de populations se sont en effet ressemblées à ce point de vue'. Mais même les peuples les plus civilisés du bassin méditerranéen, Etrusques, Grecs et autres, ont aimé surtout à se battre dans la première période de leur vie : quant aux Romains, leur principale force est venue de ce qu'ils n'ont jamais eu le goût do faire autre chose. La guerre a été pour tous les groupes politiques la première et la plus durable des raisons sociales, et l'épopée militaire de l'Iliade peut servir d'image ;\ la condition |)ério(liquoetaux pensées essentielles des multitudes et des chefs de la Gaule môme *.
Elle en est, en effet, à un moment assez analogue à celui de la Grèce homérique. Les combats ne sont pas le propre des jeunes gens; ils sont la nature même de l'homme, tout au moins du n<ddo et du citoyen. Être armé, c'est être en tenue d'homme. Le Gaulois se fait enterrer avec ses armes *, se suicide avec cllos *, les porte au conseil ' : il ne parait point sans elles devant ses dieux ou devant