‹ Histoire de la GauleChapitre 234 sur 718 · César, V, 43, 1 (Nerviens · texte numérisé non relu

César, V, 43, 1 (Nerviens

8. Virgile, En., VII, 741; Servius ad /En., VII, 741 (([ui parle de lanières pour la ramener ; Isidore de Séville, .WIIl, 7, 7; Silius, III, 277; Valérius Flaccus, VI, 83; peut-être Quadrigarius ap. Aulu-Gelle, IX, tl, 5 (tetum reciprocans . .Attribuée surtout aux Teutons; sans doute peu usitée en Gaule, notamment en Celti<iue. Il semblerait, d'après les textes, que ce fut une sorte de hasla ou de lancca (textes cités par Holder, I, c 840). Cependant beaucoup y voient une massue ou une hache de jet : Annalen der Physilt and Chcmik. de Poggendorfr, XLV. 1838. p. 474 Cl 3. (comparaison avec le boumerang australien); Wcx, Zeilschrift J'iir die Aliertliumswiss'-iischnfl, 1S39, c. 1153 et S. ; Bormans, lîssai de solulion phHolo<ji(iue d'une </H''.«tion d'firriwologie, Bruxelles, 1873; Bertrand, Rev. arch., 1884, I, p. lU.5-8; Beinach, Les Celtes... du Pô, p. IJl et s. (qui songe à la francisque).

10 i L'i'TAT DE CLKimE.

({u'ou (lisait tout en fer', la pique-javolot traditionnelle des lielges d'autrefois, l'arino juéférée des combattants à char*. Mais do ces armes encore, on se seivait surtout dans les chasses aux oiseaux ou bêtes fauves, et on ne constate de vraiment experts au lancement du dard ou de la pique sur le champ (!<• bataille (|ue les demi-sauvages des Ardennes, Ncrviens et llburons, et les rudes montagnards des Alpes*. — De la même manière, la large lance gauloise, au fer d une coudée, à la hampe plus longue \ n'aj)parailra plus guère, au temps de C-èsar, (jiie chez les Helges du Nord. Atrébates et Suessions*. — Quant au poignard et au couteau de chasse, que les (îaulois employaient souvent, il n'en est jamais question comme d'une arme df guerre '^^.

Tniilfs 1rs aiiiK's. surlniil dans les milieux celtique.*;, sem-

1. Hésyrhiiis. s. i>. Yaiio;; cf. l'itllux, VII, 33, 150 (ô)oï:ôr.pov). C'est on gxsiim mw pense hinilore, V, 30, i : Ta <Tïv*.ta... xtyiXxtvT»:. Textes riiez Molder. I. c. ir»l7 et siiiv. Le mot, d'orip-ine relti<|ue, est entn^ dnns le prec et le Intin.

■2. l'roperce. V. 10, 42 (Ileljre ; cf. I>ii.d«.re, V, "JH. 1. César, 111, 4, I (Alpins du V(ilnis); Virpile, t*n., Vlll, (i()l-2 {Alffinn fiasa). Biliiit est encore arni(^ du j.ivelot 'Hnhelon, Verc'mijélorix, llp. 1-4). Cf. Ileinacli, hkt. dfs Ant.,s. v.; Blancliet. M»n- ■ 'lirs. p. 2(12 (Cal), des .M«'d., ii- (•.<.l',)2-.'»'. Cf. t. I, p. :».").1-4.

3. Sfrabon, IV, 4, 3; les textes de Osar. n. 2. et |>. 103. n. 4, S et 7.

4. Diodore, V, 30, 4 : il donne au fer (ii ce qu'il nie semble) près de 2 palmes. O.I.") de large (cf. les fers cités p. 11)3, n. 1); V, 31, 5: Slrabou, IV, 4, 3. Le mol tancia, lancea a été emprunté par les Latins à la Innpue celtique (èxcîvoi Xa^xisc y.it.'j'j'n, Diodore). Iloicler, II, c. 131 et suiv.

.5. Je crois bien que c'était surtout une arme de cavaliers. Ilirtius, Vlll, 4S, 5; Lucain, I, 423. l'osidonius vil encore, h la c»uir des chefs gaulois, des • putlelances •, 8op'j?ôpoi (Athénée. IV. 3(5; cf. Appien, Crllica, 12). On la trouve aussi chez les Salyeiis et leurs voisins (bas-reliefs d Kiilrrmonl. (îibert. 1^ Muste tC Mx, :t(».1-7 = Kspérandieu. I, p. SS-.'î; monument de lli->l. Rrv. des Et. anc , 10(17. p. (m). Lance des monnaies de Vrpalol. (n" 4tS3lH). Lances el.e»! les Nantes pnrisien« (Musée de Cluny). sur l'arc d'Orange, etc.

6. Saint-(iermain. VI. 0, mînl.HjiH-. p. 1,10; 8; 20. |.. I,'4; :«l. p. l.">8: VII. 32. p. 1(10. Il semble qu'on doive distinguer, entre autres armes courtes : 1° lo puignard suspendu au ceinturon par ileiix courroies. \érilalde arme de guerre, qu'on portait parfois ix droite, au lieu et place de l'épée {Pro Atrsia, I. p. H3 et pi. 17; /fci'. nrrh., 11MI2, II. p. 184 s^ Saint Cerninin. XL I); 2* «ne sorte de petit rouleau de table, de chasse ou de guerre l'osidonius «/<. Athénée. IV. 30, p. I.'î2). que le» Ciaiilois |>ortaienl dans une gaine spéciale h «iMé du fourreau de leur épée (Hlancbel. Hrv. rfc.< l\t. ane , 1007. p. 1S1 et s.); 3' le grand coutelas de chasse, dont un très beau spécimen, celui de Sepl-Saulx (Marne), atteint 0 m. 48 (Nicaise, l.'KliO'iue floa/oi.tr,p. 15; cf. S. -G., IX, 3 n, p. 172). CL Ardant, Pitignnrds fKiuin.M, ituU. <(<.• .» Soc. uelt .. du l.imonfin, IX. 1S."»0. ]>. 132-fi (très court).

blent' subordonnées à l'arme noble. Tépée, l'arme du proche contact : de même que, de toutes les attitudes de combat, on préfère la parade à cheval. — Le vrai guerrier celte, c'est donc un cavalier de choc et de mêlée, qui charge et qui sabre.

Mais, même comme tel, il est incomplet. Il sabre, et il ne pointe pas : ce qui lui enlève, et dans la charge et dans la mêlée, une partie de ses moyens. — Ses forgeurs d'épées" sont devenus, à coup sûr, de bons ouvriers ^ et beaucoup d'armes valent mieux, comme métal et comme trempe, que celles dont se moquaient les Romains dans les combats de la Cisalpine \ Mais l'épée gauloise n'en demeure pas moins, sur le champ de bataille, un instrument imparfait. Sauf peut-être chez les Belges, fidèles aux armes de pointe % c'est la latte à deux tranchants, que sa pointe émoussée rend impropre à l'attaque d'estoc^ Pour ce qui est de l'ajustement, les Gaulois ne sont certes pas

1. Je tiens à dire « semblent », parce que le fait ne me parait pas rigoureusement prouvé.

2. Cf. t. I, p. 351-2 et p. 372-3 (bibliopraphie de la question des épées), t. II, p. 305-7. Il n'est pas prouvé que le raccourcissement constaté dans les épées gauloises ne soit pas le résultat du contact avec Rome (cf. Saint-Germain, Catalogue, p. 160, 112, 108). Les épées qui servaient aux suicides ou aux meurtres rituels étaient peut-('trc d'autres épées que la laite de guerre, des épées à pointe (Athénée, IV, 40, p. 154; Strabon, IV, 4, 5; Parthénius, 8). Les courtes épées figurées isolément sur les monnaies (Cab. des Méd., p. 281, n°* 0920-33, 0937-8, 6941-5) sont, scmble-t-il, des poignards ou des épées sacrées (de bronze?), et non les armes habituelles des guerriers. .\u contraire, l'épée du guerrier (type Du6noreix, n"' .5037-48) est bien la longue épée de combat.

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