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en armes, ni possible qu'ils reçussent ensemble les ordres dos dieux. Certes, dans ces désijrnations des maîtres d'armées, la passion eut plus de part que le raisonnement, l'enthousiasme que le calcul. Cependant, les Gaulois se sont rarement nu'pris sur la valeur de leurs chefs : et les suiïraj,'es, lors dos guerres contre César, sont allés aux plus di-rnes, Comm, Correus, Camuloj^ène, Vercingétorix '.
Choisi par les nations, né d'un vote iiopulaire, le chef d'une «ruerre fédérale ne ressemblait en rien à un dictateur tout-nuissant et irresponsable. Vercin{.'élorix a pu désirer le devenir, mais il ne l'a pas été tout d'abord, et il ne le restera pas jusqu'à la fin-. Un général réunissait en conseil les autres chefs pour les décisions importantes; que de fois en outre, en dehors et autour de ce conseil, la foule grondait et hurlait, et finissait par avoir le dernier mot! Kn 56, le chef unelle Viridovix commandait contre les Romains les cités du Nord-Ouest : il • lifférait d'engager le combat, par prudence ou par timidité, ot le groupe des chefs, comme lui. reculaient devant une action décisive; mais un jour, l'armée entoura Viri«lovix et son conseil, et ne les laissa partir (ju'après en avoir reçu l'ordre de courir h la bataille'. Plus d'une fois Vercingétorix fut obligé de persuader non pas son conseil seul, mais toute la multitude, d'expliquer ses actes et de relever les espérances*, et il n'était vraiment sCkr de ses troupes que lorsque son discours s'achevait au milieu des acclamations et des cliquetis d'armes entrechoquées'. — Ces temps de guerre, qui auraient dû inaugurer une période d'attention et de discipline, étaient ceux où les Gaulois montraient le plus leur étourderie et leur mobilité habituelles*. Ils réveillaient l'état de nature.