Cf. César, IV
2. Je me sers à dessein de celte expression de • nom • ; cf. genteac nomine Nerviorum, César, 11, 28, 1.
3. T. I, p. 265, 278; t. II, p. 453. Peut-être aussi, sur les deux rives de l'Adour» les Tarbelles (Ce^ar, 111, 27, 1). Cela, en admettant, ce qui n'est nullement certain, que ces noms se fussent déjà étendus sur le vaste territoire qu'ils désignèrent à l'époque romaine.
5. Polybc, XXXm, 8,5; Tite-Live, XXI, 33-34; César, III, 20-27. La presque totalité de cesf'^fjuli (Titc-Live) ou nationes (expression de César) ne pouvaient l'trc autre chose qu'une simjilc tribu (cf. p. 450 et s.) ; à l'époque romaine seulement elles seront groupées en cités.
24 LA TRIUI ET LA PELPLADE.
d'une peuplade, ce sont les raisons commerciales qui nous apparaissent avec le plus de nettett".
Le territoire d'une tribu, le « pays », était surtout, on l'a vu» une unité de culture ou d'exploitation : il se composait de terres €t d'eaux d'espèce semblable, dolTes de ressources pareilles'. Le territoire d'une nation était surtout une unité stratégique et économique : il se composait des pa5's qui ressortissaient aux mêmes routes, convergeaient vers le même fleuve et aboutissaient aux mêmes carrefours, qui se commandaient les uns les autres, et qui devaient s'entendre pour échanger à la fois leurs produits et leurs moyens de défense.
Montagnes et plaines ont leur rôle spécial dans la vie des peuples : les unes protègent plus souvent, les autres nourrissent davantage. Presque toutes les cités de la Gaule comprenaient à la fois des pays de hautes terres et des pays de terres basses. La création de ces cités suppose l'entente des tribus de la montagne et de celles de la plaine, les bons offices réciproques dos gens d'en haut et des hommes des a bons pays ».
Cet accord n'était nulle part plus visible que chez les vieilles et grandes peuplades de la Celtique, dans celte France intérieure où la nature a si bien maintenu l'équilibre entre les hauti'urs robustes et les dépressions fertiles'.
Sous le nom d'Arvernes se groupaient les hommes de la Limagne, la plaine la plus riche et la plus uniforme du Centre, et ceux des montagnes d'Auvergne, les plus hautes et les |)lus massives du sol gaulois, ceux de la haute j)laine de la Planèzo et ceux des monts du Livradois. La peuplade des Eduens réunissait des pays de nature très diverse : le noir et glacial massif du Morvan, les monts et les coteaux élevés du Beaujolais et du Charolais, et toutes les plaines que dominent ces hauteurs, celle de la Bourgogne, bonne entre toutes, les longues terres de la