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Saône mâconnaise, les gras pâturages du Nivernais, les landes de la Sologne bourbonnaise. Aux Lingons appartenaient et le plateau de Langres et les ondulations cultivées du pays de Dijon. Des sommets du Jura les Séquanes descendaient jusqu'au Doubs et à la Saône'. De ceux des Alpes dauphinoises les Allobroges allaient jusqu'au Rhône : ils tenaient Vienne et Genève, l'éclatant jardin du Grésivaudan et les chaînons menaçants ou les sombres hauteurs des Bauges et de la Grande Chartreuse^. Les Volques du Languedoc, au nord de leur plaine sillonnée de routes et de cultures, possédaient une partie des Cévennes, couvertes de redoutes et percées d'abris'. On appelait du nom de Carnutes le peuple qui occupait à la fois la Beauce plate et monotone et les collines du Perche hérissées de bois*. Il n'y avait pas de peuplade, grande ou petite, qui ne se fût constituée de manière à joindre à une vallée heureuse les mamelons protecteurs qui la surplombent : les Bituriges Vivisques, possesseurs du Bordelais, s'étendaient jusque sur le tertre de Fronsac, le mont de guette de tout le pays, la garde des confluents de ses eaux^; toute petite, composée peut-être de deux tribus seulement^, la cité des Parisiens s'étendait sur les îles, les coteaux et les rives plates de la Seine, et sur la colline isolée et menaçante du mont Valérien'. La forme étrange de certaines cités, démesurément allongées et aux contours sinueux, s'explique sans doute par le besoin d'aller s'appuyer à quelque chaîne de collines : le gros des Ménapes s'étalait dans les bas-