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IV, 22. :J; V

212 L'ÉTAT UE GLERIIE.

nence.'les habitudes immémoriales des indigènes', de constantes relations avec les îles Britanniques ^ lanlique gloire sacrée de ces régions', l'abondance dos bois de chênes dans l'arrière-pays ', rexistencc enlin, au beau milieu de la presqu'île arin(»ricaine, de la petite mer du Morbihan. Avec ses grandes profondeurs, SCS détroits qui dissimulent de larges baies, ses caps propres à exercer aux audacieux virages, Tétonnante force de ses courants, ses replis de terre tour à tour marécageux et rerouverls j)ar le flot, ses promontoires et ses îl<»ts qui peuvent si bien cacher une barque à l'adùt, — le Morbihan était le plus merveilleux champ d'éducation et d'expériences que l'Océan pût (jiïrir à une marine antique ^

Les vaisseaux vénètes, comme sans doute tous ceux de rArmoricjuc, étaient construits en eiïet pour lutter contre cet Océan du Nord, aux rudes secousses, aux courants viidenls, aux vents en rafales, aux échouements imprévus*. Ils étaient faits en entier de bois de chône, et en matériaux d'une résistance ù toute épreuve. Pour l'amarrage, les ancres tenaient à des chaînes de fer, autrement solides et puissantes que les râbles des marines inéditerranéonncs". La coque était à fond plus plat que celle des vaisseaux romains*, de manière à ce ijue le navire, en cas de bas-fond ou de marée basse, pût s'échouer doucement et sans perdre de son é(juilibre : au moment d'une hal.iiJle. les

1. T. I, [t. i3\. Scientiaatqueusunauticarumrerumreliquosantecedunt, César, lu, s, I.

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