‹ Histoire de la GauleChapitre 257 sur 718 · VAISSEAUX DE GUERRE · texte numérisé non relu

VAISSEAUX DE GUERRE

incertitudes du fond n'apportaient ainsi aucun trouble parmi les combattants. La proue et la poupe s'élevaient fort haut, plus haut même que les tours ordinaires des navires roiii.iiis ', de manière à dominer les tempêtes et les lames du lai <■ ; les baux ou poutres de traverse- tenaient au bordage par des clous de fer gros comme le pouce; et ainsi, cette masse lourde et compacte paraissait une sorte de muraille blindée, qui déliait par son épaisseur et son élévation les paquets de mer, l'éperon, les grappins, les traits et le feu des ennemis ^ Enfin, les voiles (car ces navires ne marchaient que par elles) étaient faites, non pas de tissu végétal, mais de peaux ou de lanières de cuir cousues au petit point*, ce qui leur donnait une extrême résistance et contre les violences du vent et contre les charges qu'elles entraînaient.

Ces robustes machines n'avaient sans doute pas la vitesse des longs et minces navires de guerre en usage chez les Romains. C'étaient de larges citadelles flottantes, bâties pour repousser les assauts des hommes sans avoir à redouter les dangers de la mer. — Ce sont ces dangers, en effet, qui feront le plus de mal aux escadres de César. Mais survienne un calme plat, et la flotte immobile des Vénètes sera rapidement bloquée par les navires romains, et il ne restera plus aux légionnaires qu'à l'assiéger comme de vulgaires redoutes".

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