‹ Histoire de la GauleChapitre 27 sur 718 · Grégoire de Tours, In gl. conf., 97, Krusch · texte numérisé non relu

Grégoire de Tours, In gl. conf., 97, Krusch

5. Je ne puis douter que le territoire des Bituriges Vivisques n'allât primitivement jusqu'à Fronsac : la large forêt du nord de Guîtres, puis la Double, enfin la localité d'Eygurande, en marquent bien la On au nord-est.

7. Voyez-en les limites et l'étendue chez Guérard, Polyptyque de l'abbé Irminm, I, 1844, p. 87-93.

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fonds de la Flandre et de la Campine, mais d'autres de leurs gens s'avançaient vers l'ouest, de façon à garder le mont do Cassel, emplacement fait exprès pour porter des vigies et une citadelle de frontière*.

Une autre cause d'assemblage, chez les peuplades, a été la mainmise sur une grande route, voie d'échanges et de guerres à la fois. £t comme, dans la Gaule, c'est surtout la vallée qui forme la route, les cités se sont coYisolidées presque toutes le long d'une rivière. Celles qui font exception sont les cités maritimes, comme les Calètes du pays de Caux, les Unelles du Cotentin, le> Osismiens du Finistère, les Vénètes de l'Armorique méridionale* : mais ici la mer remplace l'eau courante; à défaut de la vallée, le golfe peut produire l'unité, et c'est le rivage qui marque le chemin. Les territoires des autres peuplades ont pour axe un des grands cours d'eaux de la Gaule : il sullirait, pour les passer à peu près toutes en revue, de suivre au lil du Ilot les vingt principales tranchées de notre pays.

Descendez le Hhùne depuis Genève : vous rencontrerez Allobroges, Cavares, Volques et Salyens, et ce sont les quatre plus grandes nations du Sud-Est; les deux plus importantes après elles, sont les Voconces et les Ilelviens, et vous les trouverez, l'une le long de la Drùme, l'autre le long de l'Ardèche, les deux rivières par où montent les routes vers les Alpes et vers les Cévennes^ 1/Allier et la Loire arrosent tour h tour les domaines des Arvernes, des F<lucns. des Itituriges, des Sénnns, des ('arnutes, des Tur«>ns. des Andes et des Maninètcs*. Lémoviques et Pictons se suivent sur le sillon de la Vienne, et l'iuiporlance de celte voie est telle, que la capitale limousine.

1. c'est le easUllum Menapiorum, cf. Schnyos. ,Wm. de la Soc. des Antiquaires de Morinie, 11, 1834 (18.15), p. 107 el s.; C. /. L., XIII, p. n07.

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