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221 ROITES ET VILLES.
Il était impossiLie qu'elles ne comprissent pas Tavanlage matériel qu'apportaient de bonnes relations internationales. Ces puissances foncières et pécuniaires qu'étaient les familles de nobles', risquaient de se voir fort compromises en cas de lutte malheureuse. Une aristocratie à moitié fondée sur la fortune ne demeure pas éternellement belliqueuse. La jouissance de ses rirliesses faisait contre-poids aux leçons de bravoure militaire que lui inculquaient ses maîtres. Il est visible, au temps des guerres «le César, que les plus grosses aventures n'ont |>as été voulues par les nobles, et qu'ils ont préféré aux incertitudes des combats la tranquille exploitation de leurs biens : la cause de l'indépendance recrutera ses premières armées dans la plèbe des meurt-defaiin et des endettés, qui n'ont rien à perdre dans une crise publi(|ue '.
La cité elle-même possède des institutions fiscales qui ne peuvent se dévelo|>per quo dans la paix et par des accords avec ses voisinages. Si elle établissait des droits sur sa rivière ou sur son rivage', c'est qu'elle entendait en tirer des re^•enus et ne pas écarter des bords les marchands do l'étranger : ce ne fut point pour fermer la Saône h tous que les Kduens ont voulu garder les deux rives et leurs droits de passage ". Parmi les lulte^ à mains armées, quelques-unes, et peut-être plus que nous ne croyons, ont eu précisément pour cause la possession des péages et des bords d'un fleuve', c'est-à-dire les profils d'une route de grande i uiiimunication : mais il fallait (jue, la lutte terminée, la circul.ilion sur cette route redevint nombreuse et assurée.
Les questions économiques avaient donc une sérieuse importance dans la vie des hommes et des cités de la (îaiile. importance qui n'était d'ailleurs ni plus grande ni moindre (|ue chez