‹ Histoire de la GauleChapitre 270 sur 718 · II. — CIRCULATION SUR LES ROUTES FLUVIALES ET MARITIMES · texte numérisé non relu

II. — CIRCULATION SUR LES ROUTES FLUVIALES ET MARITIMES

La navigation sur les voies fluviales était fort développée; et elle commençait et s'activait aux mêmes points que de nos jours '. On a déjà vu le rôle de la batellerie durant les campagnes d'Hannibal et de César-. Le hasard des textes nous fait connaître deux points du réseau de la Gaule où les barques étaient groupées en flottilles nombreuses : les abords de Paris depuis Meaux et ]\Jelun^ le bas Rhône depuis le passage de Tarascon*;etce sont aujourd'hui deux régions d'intense cabotage. L'importance des péages de la Saône laisse également deviner que cette rivière était utilisée pour un trafic incessante

Ce qui, dans ce va-et-vient sur les fleuves, représentait en quelque façon le long cours, c'étaient les navires expédiés de Marseille ou de l'île de Bretagne. A l'extrême sud de la Gaule, une colonie de Grecs entreprenants; à l'extrême nord, les gîtes inépuisables d'un métal précieux; entre les deux, de longues

1. Par exemple à Brioude sur l'Allier (p. 226, n. 2). Il semble que l'Aude ne fût navigable qu'à sa sortie du défilé d'Arpens ou plus bas (Strabon, IV, 1, 14). D'une manière générale : Strabon, IV, 1, 11 et 14; IV, 3, 3; Tacite, Annales, XIll, 53. — L'élude des noms de lieux peut fournir des preuves de celle activité de la naviiralion fluviale (cf. Mcyer-Liibke, Conjlucntcs. 1907, dans les Mclantjes Chabaneau, p. o91 et s.}.

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