‹ Histoire de la GauleChapitre 28 sur 718 · Ch. .\IV, § 17 cl · texte numérisé non relu

Ch. .\IV, § 17 cl

Limoges, devra son existence à un gué sur la rivière'. A eux seuls les Santons détiennent toute la Charente; les Pétrocores ont la Dordogne, les Cadurques le Lot, les Rutènes le Tarn : mais ils laissent à d'autres peuplades le bas de ces rivières et leur confluent garonnais, la fin de la Dordogne aux Bituriges V'ivisques, la fin du' Lot aux Nitiobroges . La Seine coupe presque par le milieu les régions des Lingons, des Sénons, des Parisiens ; sur l'Aisne s'échelonnent les Rèmes et les Suessions; sur l'Oise sont les Bellovaques; les Nerviens gardent la S ambre, les Ambiens la Somme, les Atrébates la Scarpe, et les Aulerques se partagent les chemins de la Sarthe, de la Mayenne et de l'Eure. On ne connaissait que des Séquanes le long du Doubs. Et enfin, la Moselle dédoublait les contrées des Leuques, des Médiomatriques et des Trévires^

Les rives d'un fleuve ont donc été la principale force d'attraction qui a aggloméré ces peuplades. Les plus grandes ont même fait effort pour arriver et régner sur plusieurs cours d'eaux à la fois, pour avoir accès sur deux routes principales. Dans le Midi, les Yolques embrassent toute la vallée de l'Aude, mais ils touchent le Rhône du côté de Beaucaire^ et ils descendent la Garonne jusqu'à Toulouse et au delà, peut-être jusqu'au confluent du Tarn *. Les Séquanes, mécontents de n'avoir que le Doubs, ont réussi à garder le Rhin entre Bàle et Strasbourg, et à disputer aux Eduens les bords de la Saône ^ Les

1. Augustoritum; cf. Leroux, Revue des Et. anc, 1905, p. 393-4.

2. Ch. XIV, § 10, 11, 15, 8, 6, 9 et 7. — La Meuse n'a point servi de diog-onale à des peuplades, du moins au sud des Ardenncs: clic a été partagée ou disi>t)tée entre les gens de la Moselle et ceux de la Marne ou de l'Aisne, cf. p. 28, n. 4. C'est parce que la Meuse, d'ailleurs très élroile de vallée et dépourvue d'affluents, est moins importante ccnimc roule que les rivières d'à côté, et parce que les principales voies, dans cette région, coupent la Meuse et ne la suivent pas. C'est une rcfrion « nicdiiilrice », incapalile de donner naisi^ancc à « une puissante vie » ; cf. Vidal de La lîlache, p. 211-219; et ici, t. I, p. 22, n. 4.

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