VII
6. On enterrait certainement dans l'enceinte de Bibracte (cf. p. 329). — Il est possible qu'en principe, le cimetière fût chez les Gaulois distinct et voisin du centre habité, et qu'à côté de clinquc ap-glomération humaine s'étendit une agglomération funéraire correspondante et de même nature : ville, village et villa des vivants, ville, village et villa des morts. Remarquons toutefois que les plus noinbrcuses sépultures qu'on ait rencontrées ou fouillées, celles de la .Marne et de la Haute-Saône, paraissent indépendantes de centres habités, lit d'autre part (remar(|ue verbale de Clerc), nous ne trouvons pas, à côté des prin(;ipau.\ oppida du .Midi provençal, les vastes lieux de sépulture qu'on attendrait. Aurait-on conservé en Gaule, pendant un temps, l'usage de ■ champs sacrés • ou de cimetières colle<'tifs, comme je crois qu'il y on eut à répo(|uc ligure (cf. t. I, p. l."55-9)? — Celte (|ueslion est à examiner de très près : je ne connais aucune élude densi-riilile sur ce sujet.
•;. Cf. Césxr, I, 23, 1 ; I, .38, 1, 3; .39, 1 ; II, .32, 4; VI, 17, 4; VII, .").".. 2 et 5; Ttô. 4 «l 0; Slrabon, IV, 1, 13; Bulliot, Les Fouilles du mont Hcuvray, surtout I; Déche-
Les Grecs qui rOi:ardaicnl ce rliaos ne pouvaient y voir ce qu'ils appelaient une ville, c'est-à-dire une suite continue de lij^nes harmonieuses; et on trouvait, dans le monde méditerran»'en, que u rien nftait plus vilain qu'une bourj^ade g^auloise » '.
Mais déjà il y avait en (iaule des villes beaucoup moins laides que ces capitales juchres sur leurs sommets. A Hibracte et ;\ Gerj^ovie, la force de la position militaire nuisait aux soins de reslln'tique et aux douceurs de la vie. Dans les villes de coteaux et de plaines*, on avait pu sacrifier davanta«2:e aux uns et aux autres. D'abord, dans ces villes, comme Bourjures, Orb'ans, Paris et toutes celles du Midi, le climat «'tait moins rude, on vivait de plain pied avec les lleuves, les routes et les campa^'nes. on n'avait pas cette impression d'isolement farouche que (iniintiit les terrasses du Hnivrav et de Gerg^ovie. Puis, comme on n'avait pas été contraint de murer un trop j^rand espace, elles occupaient une superficie plus restreinte : l'Ile de hi Ciité n'a qu'une vini^laine d'beclares '; liourjjes. aux temj)s gaulois, s'étendait sur moins de 40 hectares*; Orléans n'était certainement pas plus ;,'rand, ni Arles, ni Narbonne. La j)oj)ulatioM y vivait \A\\<. ramassée, la ville était failc toute pour ses liabilanls, elle leur apjiartenait davantaji^e. Aussi pouvait-on bâtir et orner avec plus d'attention ces bourtrades d'en bas. Cin'étaient pas seulement les murailles qui en étaient construites avec un souci artistique : n<»urf;es avait un fnruin; elle passait, dit César, pour •< la \illo la plus belle presque » de toute la Gaule*, ce fjui ne l'empècbait pas, avec sa ceinture de marécages et ses remparts liants de 30 à 40 pieds, «l'en être une
Irtlc, !.'Opi>iiiiim i/r Ihhmrtr, (lOOH). Ne pns oublier que Cosar a pu hiverner À Bibrnrle, VH. «0. 7; Mil. 2. \\ ♦. 1.
1. f'.irrntn, Itr provinciit consularihui, 12, 29 : QuiA incuUiiis oppidit?