‹ Histoire de la GauleChapitre 332 sur 718 · Olivier de Serres, p. 108 et · texte numérisé non relu

Olivier de Serres, p. 108 et

7. On appelait hordeum Galaticnm l'espèce à deux rangs, distiehum, qu'on sènM tn mars : elle était ponderis et candoris eximii, Columrlle, 11, 9, S ei 10; Palladius, II, 4; mais il est probable que les Gaulois ont connu l'orce à quatre et six rangs qu'on sème en automne; cf. t. 1, p. 174. Orge en Ligurie. Strabon, IV, 0, 2.

8. Diodore, V, 26, 2; Slrabon, IV, 6, 2. Cf. plus loin, p. 294.

temps ou les maisons les moins riches '. Le millet ou le panic' rendait, dans certaines régions, plus de services que le froment lui-même. On affectait à sa culture les terres les plus maigres, notamment les surfaces sablonneuses de l'Aquitaine maritime *. Il servait à fabriquer du pain et de la bouillie; et jusqu'à l'implantation du maïs, il devait fournir leur nourriture habituelle aux paysans de Gascogne V A défaut de son pain de luxe, la Gaule ne devait jamais manquer de son pain de disette.

Ainsi, pour cette chose essentielle à la vie, la Gaule d'autrefois ne différait pas sensiblement de la France d'aujourd'hui *. (Tétaient les mêmes céréales, et réparties de la même manière sur la surface du sol. On avait reconnu les notions fondamentales pour l'emploi des terres, et si on ignorait le précepte célèbre, on le pratiquait déjà :

Les froments sèmeras en la terre boueuse, Les seigles logeras en la terre poudreuse •.

Kt, pauvres ou riches, toutes les céréales travaillaient à donner (lu pain à la Gaule entière.

A la différence des Germains, buveurs de lait, les Gaulois étaient donc mangeurs de pain^ ; on célébrera plus tard, à Home ntèiue, leurs grains et leurs pains, blancs et clairs' comme

1. ColumHlc, n. 0, IC. Cf. Le Grand d'Aussy. L p. 127 ri siiiv.

2. On dislinjruail le milium, qui psl. je suppose, \e millcl ordinaire (ponirnm itati' fum L.), et le panicum {panicum miliaceum \..\ qui est le millet à grappes ou < à queue de renard •. Sur toutes ces identillonlions, du reste, il y a discussion depuis le xvi* siècle jusqu'à nos jours; cf., ea sens divers, .Matlhiole, p. 20.3-4; Fraas. p. 310-2; Fée, l. XI. p. 30S-».

3. StrnlHin, IV, 2, 1; cf. I, 2 xtr^po;); Pline, XVIII, iOI (paniVum). Il ré«ulU> du reste di« ces textes qu'il s'en rt^eoltait par toute In (ïaule.

i. • Ce qui a fait donner aux Gascons le sobriquet de miliacis •, Le Grand, I, p. 1.15.

5. Il lui manquait seulement le mais, rar il semMe bien que le sarrasin, malgré von nom, soit d'orijrinc septentrionale; cf. Ileyuier, p. iZ."); conlra, llcbn, KuUur» fflanzen, .T M., 1887, p. 415 et bUiv.

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