V. — PROCÉnKS ET INSTr>r>fi;NTS AC.nir.OLES
Toutes ces cultures, se reposant en ondes claires et vertes au milieu des bois plus sombres, donnaient rimpression d'un domaine riche, heureux et bien travaillé, où l'aboiidancc montait sans cesse des profondeurs mêmes du sol*. Aucune glèbe, n'y était paresseuse, disait un Ancien, et la forêt même y travaillait'. Celte terre ne portait sans doute que la inoilié ou lo tiers de ce qu'elle produira après le seizième siècle ; mais co qu'on vovait suffisait à réjouir le regard des étrangors. à allumer les convoitises des Germains*, et valait déjà qucbiiics liummaircs aux talents agricoles de ses peuples.
D'assez nombreux indices nous laissent deviner t\\\o le propriétaire gaulois n'était pas l'exploiteur routinier d'un sol fertile. Que les travaux dos champs fussent confiés surtout aux esclaves et aux femmes, que le noble ail dédaigné de mettre la main à la charrue, qu'il ait regardé le maniement des rênes et de l'épéo comme la seule besogne digne de sa niain. cela est vraisem- Idable, et les Anciens l'ont fait entendre*. Mais enfin des multitudes d'hommes habitaient et s'occuj)aient sur les rhanips'. Kt
1. r.f. t. I, p. lOT-D. Nous ne dunnon<* que le? plnnli-s iiidiqu^os par l<~i textes les plus nnciens, el ilont la coiinnissnnn* paraît remonter nux l<Miips de Pindep*ndnnce. On peut voir, par la rirliesse de l'ononinvlique florale rhe/ les Gaiil«ti«, qu'ils avaient rhercliê et noté les rara«tiT«*s propres des di(T<*renlt's herhcH de leur pays; en d'autres termes, ils ont su herlM>ri«fr. Voir le Tr]r\(' de tous les noms indi^^nes rhex de Bellocuet, CAotMire, et rhe/ Dollin, Manuel, p. TA el t.