‹ Histoire de la GauleChapitre 352 sur 718 · ÉLEVAGE · texte numérisé non relu

ÉLEVAGE

germains du voisinage. Il est également probable que les Eduens et les Arvernes élevaient une cavalerie nombreuse \ ceux-là dans la plaine de la Bourgogne, ceux-ci sur les terrains de la Limagne-. Au reste, les Gaulois, qui étaient fort soucieux de l'excellence de leurs coursiers de guerre, importaient à grands frais les meilleurs individus des races voisines^ : et ce devait être sans nul doute pour améliorer leur race propre par des remontes de choix *. — Les charrois incessants des expéditions militaires et des trafics sur routes^ laissent également supposer que le pays possédait une bonne race de chevaux de trait. Etait-ce déjà le percheron? aucun document ne permet de l'affirmer. Mais les qualités de cette race vigoureuse, dégagée et facile, tiennent tellement à la nature du sol et à la nourriture du terrain, que j'ai peine à ne point la croire aussi ancienne que les « borderies » et pâturages du Perche, et à ne voir en elle qu'une importation heureuse et la descendance d' « arabes grossis » ^ — Les Alpei> et les Pyrénées produisaient leur race de chevaux de montagne, au pied très sur \ et par là fort utiles comme montures et bêtes de bât. — Enfin, on célébra plus tard, au temps de l'Empire

i. En tout cas, la cavalerie de guerre des deux nations parait particulièrement forte, vu, G7, 7; 4, 8; 38, 2. Peut-être aussi celle de l'Armagnac, Ck)ndomois et Bigorre(m, 20, 3; VU, 31,5).

2. 0. de Serres, p. 200,cite comme pays d'élevage : Bourgogne, Bretagne, Auvergne.

3. César, IV, 2, 2; de même, les Gaulois du Danube, T.-L.,XL11I, 5; t. I,p. 369, n. 4.

4. La Gaule avait ses chevaux sauvages (cf. n. 7, dans les Alpes, et peut-être aussi en Camargue); sur les dompteurs de chevaux en Gaule, Pline, 111, 123 : Eporedias Galli bonos equoram domitores vacant.

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