IX
G. IX, 44 {esox, esturgeon?); IX, 43 (silure). Les textes concernant Vesox, chez Holdér, I, c. 1470 : je ne peux voir en lui ni le saumon ni le brochet. Sur la question de l'esturgeon, si discutée dès la Renaissance, Rondelet, 11 (De pisc. flau.], p. 180 et s.
7. IX, G3, mitstela {(jadus Iota L.). — Il n'y a pas h douter un seul instant que le poisson mentionné dans la Saône par le De Jluviis ne soit la lotte. La lotte do la Saône est en elTel célèbre sur les marchés de Lyon ; Rondelet, De pisc. ftiiu., p. 1G3 : Caro iota a Lwjdunensibus hahelur in prctio; nascilur in lacubu:< et Jhwiis Icniter JJucniibus, ut in Arari; Reguis, Mém. de l'Acad. de Vaucluse, XVII, 1898, p. 37 et s. Le
On a dt'jà parlé du corail des îlesd'IIyères et des côtes ligures*. Les paysans des dunes Tandaises etniédoijuines recueillaient, jo crois, l'aiiibrc gris que laissaient sur leurs plages les cachalots errants du golfe d'Aquitaine : c'était un parfum rare, d'une étrange pénétration*. On ne sait comment se faisait l'extraction du sel sur les rivages' : mais ce fut une industrie très prospère, si on songe à la surproduction de confits et de salaisons qu'on signalait dans les Gaules.
Peut-être les Gaulois, à la différence des populations de la période antérieure, ont-ils été de médiocres exploiteurs des régions maritimes*. Ce n'est sans doute pas le résultat d un hasard si aucun texte ne mentionne les pêcheurs de l'Atlantique. Sur la .Méditerranée, les gens de Narbonne semblent s'être occupés sur terre plutôt que sur eau*. Les grandes pêcheries de ce rivage, notamment celles des îles d'IIyères et de l'étang de Berre, demeurèrent toujours entre les mains des .Marseillais*. Sauf les Vénèles de r-\rmori(jue, les Gaulois montraient une certaine paresse à l'endroit des choses de la mer".
nom indigène e!>t transmis diiTùrcmmcnt : ffxoXdnt^o;, »).oKÎa;, xVo-j-ïîa; le premier mot rappelle le grec axo/o}/, • pieu », ce qui est vaguement In forme de la lotte \,De fl., C, 2, d'après Callisllièac de Sybaris; ^tubée, Ftoritfgium, loO, 14; L.vdu«, Dl' nwnsibus, lil, 11; Anccdota de boissonadc, I, p. ill).
1. l'Iinc, X.Wll, 21; Solin, 11. 11-43; cf. t. I, p. 407, L II, p. 313. El oussi du murex, t. I, p. 407.
2. Tlieochrestus Oceano id exxsluante ad Pyrauci promonloria ejici, quod e( Xmof rates credtdil, Pline, XX.WII, 37; candida (?) odoris iirarstantissimi, id., 47 (inltrprétntiun incertaine). Sut les cachaloU» du golfe de Gascogne, Pline, IX, 8 (/»/i/- !eUr), de l'Armoriquc et de la Saintonge, X, 10; ici, t. I, p. 68, n. 4. On sait que l'ambre gris, qui n'a de rapport que le nom et l'origine apparente (rjici Oceano) arec l'ambre jaune, est un calcul inleMlinal du cachalot. Le meilleur ombre gris s toujours Hù celui du golfe de Gascogne; cf. t. I, p. SU.
3. .Mais StralK)n mentionne déjà, scmble-t-il, les salines des environs de Valses ou de Leucate, -/Mpiov ... iXvxi^iuv (icar^v (IV, 1, 0). Cf. p. 300. n. 2.
4. Pline semble le dire : Gallia... nec tjuttrit in profundà muiices, XXII, 3. I et Grecs ont pu cependant exploiter le murex des ci>tcs provençales, L I, p. 407.