TilL'-Live, V, 34, 0; cf. p
3. Plinr, III, 124 : .\ovariii rx Vertacomacoris [y&r. Vertamo-, Verlama-] Vocontiorum hodieque pwjo {\vrcors7). Cf. l. I, p. 201. n. 4.
4. Cosnr, VII, US. I. De iiiètnc chez les Adiinliques, simple Iribu galIo-germAine. je crois. II, 20. 2; chez les Solinlcs. Ai|nilflins. 111, 21, 2. Cf. VI. 3. 4.
5. Je pense aux localités porUinl des noms en -mn<jus {== • forum -) i|ui n» sont fo» cciilres de cilt'S : (Jnranlomogus ( Tolile de Pculinfrcr, I, B. 2) chez le» Kutènes; Vindomagiis ^l'Uil., 11, 10, (i), l.e Vignii chez les Volipies Arècomiques; Arganlomaijut (llolder, 1, c. 2)17-8), ArpMilon chejE les Itilnriges; etc.
6. Cf. p. 10. n. 5; ftdi-ue des El. aiic. ItfOI. \>. U2. n. 2.
7. Voyez l'importance des raonumcats religieux daas les ruines des locahlét dites -mayus.
gine, dans l'enceinte de la forteresse principale, qui devenait ainsi une sorte de capitale de la tribu : les mêmes jours devaient appeler aux mêmes endroits tous les habitants, et pour la fête et pour la foire \ Senlis, étalant son aire aplanie sur la colline que borde la Xonette et qu'encadrent les terres cultivées, s'offrait à la tribu des Silvanectes comme un forum et un temple, au centre de ses domaines, à une journée de marche au plus des points extrêmes du pays : c'était là que les forestiers et les paysans se donnaient rendez-vous aux heures de trafic et de prières solennelles-. Et tous les marchés de tribus devaient ressembler à celui-là.
La tribu, enfin, garda ses chefs. Au temps d'Hannibal, la royauté, sans doute héréditaire, était dans le Midi la forme naturelle de son gouvernement. On la signale chez les Salyens des environs de Marseille, nous la soupçonnons chez les Allobroges du Dauphiné^ : chaque tribu doit avoir son « petit roi », régulas, comme disaient les Latins \ Cent cinquante ans plus tard, il n'est plus question de ces roitelets dans la Celtique propre; la force des chefs de la cité y est devenue assez grande pour mettre fin à ces dynasties locales". Mais les tribus n'en ont pas moins leurs chefs à elles, que César appelle du mot très vague de « princes », principes, magistrats électifs plutôt que souverains héréditaires '\ Toutefois, chez les Belges et les Gau-
1. Notez le rôle relig-ieux d'Aiésia (C /. L., XIII, p. 442); de Nizy-le-Comte {id.f 34.50); de Soulosse (id., p. 711-2}.
2. Augustomagus (C. /. L., XllI, p. 64-3). Le pays de Senlis dépend sans doute, au temps de César, des Suessions.
3. Salyens: Appien, Celtica, 12 (ô-jvi<r:aO. cela vers 122. Allobro^es : Poiybe, 111, 5U, 2 et 3 : Oi xa.-3. [liyji r,vEu.o>î; ({iJpo; ^pagus, Strabon, IV, 6, 3; Xll, 5, 1); cf. Tite-Live, .XXI, Z\, 1 (princi[>es) ; je doute que les chefs des tribus aient été déjà des principes, vu qu'en ce temps-là les mailres des tribus, dans la Gaule Cisalpine, s'appelaient encore reguU (Tite-Live. X.>:i, 21), 6; XXXIII, 36». Cf. t. 1, p. 360.
4. Justin, .XLlll, 5, 5. .autres textes à rapporter à des royautés de tribus de la Karbonnaise au second et au premier siècle avant l'ère chrétienne : Diodore, XXXIV-V, 36; Cab. des Méd., 2406-28- Autres rejuli en 214. T.-L.. XXIV, 42. 8.
5. Luttes semblables, en Alti(iue, entre la royauté de la cité et les royautés de bourpades; cf. Fustel de Couians-es, La Cité antique, 1. IV, ch. 3, § 3; Busolt, Griechische Geschichte, II, 2* éd., 1893, p. 104 et suiv.
6. C'est, je crois, un des sens de ce mot, qui en a beaucoup. C'est celui qu'il
lois du Nord, où la société politique présente des formes plus arriérées, les petites royautés cantonales sont encore vivaces : les Ehurons obéissaient à deux rois, conducteurs chacun de sa tribu, Catuvolc et le célèbre Ambiorix*. Cachés et morcelés par leurs forets, ces Eburons, d'ailleurs à demi germains, avaient peine à se faire à la vie régulière d'une nation*.