‹ Histoire de la GauleChapitre 447 sur 718 · Blancliet, p. 20S et suiv., p. 478 et suiv · texte numérisé non relu

Blancliet, p. 20S et suiv., p. 478 et suiv

cl suivant les temps. Dans le cours des années, le statère graulois s'est souvent écarté du type primitif: il a perdu jusqu'à un quart de son poids normal '. Mais toujours, lors de ces reprises de bon aloi qui sont périodiques dans la vie monétaire des peuj)les riches, il y a eu elTort pour revenir vers l'étalon de Macédoine -.

D'autres systèmes firent concurrence au statère macédonien. On imita, surtout chez les peuples du Midi, la diachme et l'obole d'argent de Marseille' : ce qui du reste était facilité par les revenus des argentières locales et par les relations constantes avec la ville grecque'. Ceux des Pyrénées, les Volques notamment, copièrent la pièce d'argent des cités phocéennes de Rosas et d'Ampurias\ qui leur fournissaient probablement à la fois le métal et le modèle. Çà et là, au gré des circonstances, on reproduisit d'autres monnaies fameuses du monde méditerranéen, par exemple celles de Tarcnte ^ Plus tard eniin. quand les Komains s'approchèrent, leur denier servit de modèle, en mémo temps que Marseille faisait connaître ses lourdes pièces d'alliage. Kl alors les systèmes classiques des monnaies d'argent et do bronze se répandirent vers le Nord \ balançant partout la voguo du slatèrc d'or\ Mais pas une seule fois, les Gaulois n'ont songé à s'aiïranchir des habitudes monétaires que les gens du Sud donnaient au commerce. Ils se sont bornés à suivre les courants qu'ils sentaient les plus forts.

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