Blanchet, p. 42-3. p
4 Blanchet. p. 44.
û. Blanchet, p. 42-3.
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que la fabrication ne rccburîit pas souvent à d'impurs mélanges et à de grossiers moyens '.
Bonnes ou mauvaises, les monnaies gauloises qui nous sont restées se comptent aujourd'hui par dizaines de milliers, qui. suivant leurs dessins, peuvent être classées en familles et en variétés.
Les variétés, à vrai dire, sont aussi nombreuses que les individus, c'est-à-dire (juc les pièces mômes. Il n'y a pas, dans chaque groupe, doux ou trois monnaies absolument identiques, sorties du même modèle. La Oaule a imité en cela les procédés de la Grèce, qui furent d'ailleurs ceux de tout le monde antique. Klle se servait do coins qui s'usaient très vite'; les nouveaux n'étaient jamais la copie rigoureuse des anciens; on laissait de 1,1 niargo jioiir la fantaisie ou la distraction du graveur. Ce qui était une très grande différence d'avec les habilud.^s modernes : los coins d'aujourd'hui, puissants et presque inusables, peuvent livrer un nombre immense de pièces; la monnaie dépend d'un vaste État, ordonné et routinier; le protocole commercial aime à fixer les poids et les types; les soucis artistiques, l'initiative individuelle s'éloignent de plus en plus de la vie publique : tout amène la répétition constante des formes consacrées p.ir une génération d'hommes.
L'esprit d'indépendance et de variété fut, au contraire, poussé fort loin dans le monnayage gaulois, plus encore, je crois, (jnt> dans celui des Grecs et des Romains. Il est très diflicile de classer et de déterminer les familles de pièces, tellement les fiuMireset les signes sont peu persistants dans un même groupe, flottent, passent, s'échangent d'un groupe à l'autre. Nous n'y trouvons pas celle répétition indéfinie d'un mot, d'une marque, d'un symbole, qui permet de reconnaître si vile la patrie propre
!. Cf. nianchn. p. 54.
2. Holcvi!' des coins trouvé!», cher Blnnchel, p. 51-3; cf. tic n.irlholeiny. Brv. arch., 1801, I, p. 34&-331; Leiionnant, La Monnaie dans l'Anlinuité, 1878, p. 237.