‹ Histoire de la GauleChapitre 475 sur 718 · Cf. t. 1, p. 189 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. t. 1, p. 189 et suiv

4. Diodore, V, 31, 1 (Posidonius) : Taï; oi ô'.avoix:; o;iî; y-xi ~pô; lAâOr.Tiv oJx àfveC

358 LA VIE INTELLECTLELLE.

nient, voyant vite et voyant clair, les Gaulois étaient aptes à cette haute culture inteUecluelle dont ils stutaienl les approches à la frontière de leur pays.

On fut frappé de leur instinct d'imitation*. Leur système monétaire nous en a donné plus d'une preuve*. César les montre, chefs et soldats, copiant avec une rare dextérité les machines de (j'uerre de l'armée romaine, ses procédés de siège, sa façon de camper, sa stratégie môme*. Qu'un général intelligent, tel qu'Ambiorix et Vercingétorix, se dresse parmi eux, et il pourra en quelques mois leur faire accepter les habitudes de la guerre savante*. Et cela est vrai des Belges comme des Celtes. L'art et l'industrie gauloises, lettres de Talphabet, objets de culte, dieux, bijoux et vaisselle, ont souvent, à leur origine, des figures importées et des types d'emprunt \

Le penchant à imiter serait à peine une faculté intellectuelle, s'il n'était précédé du désir de savoir et de comprendre, de la curiosité des choses. Curieux, les Caulois passaient pour l'être plus que n'importe quels Barbares de l'Occident. S'ils accueillaient bien les étrangers, c'est qu'à leur affabilité naturelle se joignait l'ardent désir d'apprendre du nouveau. Car ils n'avaient pas avec l'hôte venu des pays lointains cette discrétion qu'affectent souvent les peuples hospitaliers : ils l'obligeaient ;\ parler, il fallait qu'il racontât. C'était avec de longs récits qu'il devait payer l'accueil reçu*.

1. Cosflr, VII, 22, I : Est sunm.T ijrnjis s iiuTti.T atijur (M orriiid muM'i.w et fj'jtcienda quK ab quo'iur traduntur aptissimum.

3. César. Ml. 22. I; 30, 4; V. 42; 52, 2; VIII. 7, 2 ; 0, I ; 11. 1.

Page 1