Cf. t. 1, p
6. Surtout Cbissairo d'Eiidlnber (17 mots, NVhilley Stokes, p. 142-3), Chronica minora, éd. Mominsen, I, p. 013.
7. Le 1" essai do glossaire est celui de Pontanus (ici, p. 361, n. 4). niefenbach, Celtica, \, 1839, allait jusqu'à 347, mais en ajoutant beaucoup de mois su]>poses d'après l'bisloire des langues romanes. Pc Belloguet (p. 219) compte 249; la liste est îi contn'iler ou plutôt h abroger. Ooltin s'arrête ii 204 : dans sa liste encore, je vois Ix'aucoup de noms précelliquos ou ligures. — On trouvera quobjuos-uns de ces mots celtiques ici, p. 47, 193, 2H4-.'). 272. 27.5, n. 1, p. 279, n. 5, 288. 2tm-7, 300, n. 5, p. 301. — Ajoutez enlln, mais sous réserves, les formules du De mrdiramentis de Marcellus (éd. Helmreich, Leipzig, 1SS9; voyez sur elles : Grimm, Airincre Schriften, 11, 1805. p. 114-151. 152-173: HhOs, Cell.r and dalli. p. 50-551,
8. Surtout d'après le travail de Thurneysen (cf. aussi Diefenbach, ici, n. 7).
Df LA LANGUE DES GAULOIS. 3G3
étrangères. Car il se compose presque exclusivement de noms, propres ou communs, et ce n'est guère qu'un vocabulaire fort incomplet : or, le vocabulaire d'une langue, surtout dans ces conditions, révèle mal son caractère propre'; tout au plus permet-il de dire quels sont les idiomes avec lesquels elle a frayé ou se trouve apparentée. La plupart des langues vivent, en ce qui concerne les noms, de mendicités périodiques. Quand on nous dit que brannos signifie « corbeau » dans le vieux celtique-, je le veux bien : mais rien ne prouve que les Celtes n'aient pas emprunté ce mot aux Litrures qui les ont précédés. Pour juger du mécanisme, du ressort particulier de cette langue, vingt lignes de rédaction vaudraient mieux que mille noms propres, et elles nous manquent \
Il est vrai qu'on peut essayer de se rendre compte de l'ancien gaulois à l'aide des idiomes de la Bretagne française ou des îles Britanniques, idiomes qu'on suppose dérivés soit du gaulois lui-même, soit d'une langue sœur*. Ces idiomes forment deux groupes : 1° le kimrique ou britonnique, qui comprend le breton d'Armorique, le gallois du Pays de Galles, le comique de Cornouailles, aujourd'hui disparu ; 2° le goidélique, constitué par l'irlandais, le gaélique de l'Ecosse, le dialecte de l'île de Man'',
1. Il n'y a de phrases que dans les inscriptions, et on n'a pu encore en donner une traduction acceptée de tous.