Zeuss, p. 762 et suiv
5. Les analogies de sons avec le latin ont été bien mises en lumière par Windisch, p. 300 et suiv. = 390 et suiv. — Sur l'accentuation du gaulois, voyez les très prudentes recherches de Meyer-Liibke, Die Bctonung im Gallischen (SiUungsberickte der phil.-hisl. Classe der k. Akad. der Wiss. de Vienne, 1901, CXLIII).
G. Inscr. de Nîmes, C. /. L., XII, p. 383. 11 m'est impossible de ne pas croire iette inscription celtique : si elle avait été en langue italique (opinion de d'.\rbois, 'irammaire, p. 173). pourquoi l'aurait on gravée en lettres grecques? puis, les noms du dédicant paraissent bien gaulois: enfin, Nimes était bien, en ce temps, terre celtique. Voir le mot de Thurneyscn sur celte opinion, Zeilsclirift fiir cel. tische Pldlologie, II, p. 341, et la discussion qu'en a faite Itl.ys, Inscr., p. 78-81; cf. p. 366, n. 3.
7. Ou petor- : petorritum, Pelrocorii, etc. (Uolder, II, c. 973 et suiv.) : l'adjectif
valent voir dans le celtique un frère du lalin, qui aurait conservé de vieux mots el de vieilles habitudes'. Et les Grecs, de leur côté, y retrouvaient bien des syllabes et des expressions familières: le gaulois epos, « cheval », correspondait à leur i--o;-; duvouy « porte », à Ojsx '; -cnos, -genos, -giiatos, « né » ou « Cls de », à -yovo; ou -py.Ts;* : et c'étaient là quelques-uns des radicaux les plus employés dans l'onomastique des lieux et des personnes, ceux qu'entendaient le plus souvent les étrangers venus du Midi.
Nous ne savons que (juclquos faits de la déclinaison et de la conjugaison gauloises \ Il y avait chez les Celtes un nominatif en -os, comme chez les Latins et chez les Grecs*; ils paraissent posséder une seconde déclinaison cii-is\ une troisième en -ix ou -ixSf -/^/s"; et tout cela est assez semblable aux formes des
parait avoir cU' ]>ftuarius (Ilolder. II, c. 981). En osqui- jiclora, en ombrien pctur- : celte similitude avait déjà frappé les Anciens (Feslus. p. 20C et 207; cf. von Planta, 11, p. l'JOj. —Autres nomsde noniljres,/)cni/(C-(Uioscoride, IV, i2, ms. T:o!X7:î6o-)a) =
• cini) •, cf. -f;jL::To;; pelrudecameio = • quatorzième • (C. /. £... Xlll. 2194), <n- =
• trois . (Holder, II, c. 1940 et suiv.J ; triconlii (C. /. L., XIII, 2*94)= • trlginla • ou phitùt • les Trente ■; ]'oconlii=: • les Vingt? • = • vitjinti? •.
1. Pictel, Rev. arch., 1807, II. p. 139; Windiscli (p. 300=390, p. 302 = 392) dit à pro|>os du maintien de certaines diplillionfues : Das Allgallische stand hier cher auf finer aUerlumUcherm Stufe, als das Latciniscitc. Brugmann a écrit dés 1884, dnss die furtschreitende Aufhellung der Gescliiclite der kellischcn Sj-rachc noch so viele krllischilalisclie Gcnieinsanikcitcn zu Twje fiirdern U'irJ, dass damil der engere Verband miiidfslcns wahrschcMich :u machen ist {Internationale Zritschrift de Teclimer, I, 1S84, p. 253-4). Cette prédiction a été réalisée tout nu moins par les déiouvcrles épigra])liii|ues, si bien qu'on a été tenté de voir des textes italiotes dans des inscriptions de la langue indigène (p. 371. n. G, p. 3GG, n. 3j.