IX. — DE L'ÉDL'C.\TION DE LA JEUNESSE
C'est peut-être par leur façon d'instruire la jeunesse que les peuples montrent le mieux leurs aspirations véritables. Ils font des enfants ce qu'ils voudraient être eux-mêmes, ils les dirigent vers un certain idéal national. Les nécessités de la vie matérielle, la poussée quotidienne des occasions, la force des instincts physiques, détourneront souvent de cet idéal les hommes faits et les peuples organisés, obscurciront les pensées, entraveront les destins espérés : et l'historien aura peine à retrouver les désirs propres de la nation à travers les événements déterminés par des causes extérieures. Mais l'éducation de l'enfant laisse intacte la théorie, et permet de voir les goûts profonds des sociétés. • Or, il y avait ceci de particulier chez les Gaulois qu'ils possédaient un système d'éducation et une classe d'éducateurs. Tandis que Home et Athènes sont demeurées longtemps sans
t. Autres preuves de ce fait dans les noms de nombres, p. 371. n. 7. -. P. 37G-7. Il y a. également des voslijres di* complabiliti' i hc/ lc« Gaulois : Cisar. I. IS. 3; VI. '4, 3; VI, 19, I; Mtla. III, 2. 19; cf. p. 370, n. C et 7. 3. P. 275, 3II.3ÛJ.