‹ Histoire de la GauleChapitre 563 sur 718 · VII. — INDIVIDUALISME · texte numérisé non relu

VII. — INDIVIDUALISME

Il est enfin un trait distinctif des Gaulois que nul auteur de l'Antiquité n*a mis en lumière % et qui ressort cependant de leur état social, de leur vie publique et familiale, de leurs habitudes militaires et intellectuelles. C'est leur individualisme, l'indépendance et l'exubérance des volontés personnelles. L'homme (je parle des riches et des nobles) refuse sans cesse de subordonner son être et son existence à une force collective, famille, clan, tribu ou cité' : la Gaule n'offre pas de ces puissances sociales, compactes et despotiques, telles que furent longtemps la gens romaine et l'Etat Spartiate \ L'individu est très libre, et il veut l'être. Il n'entend qu'à moitié la notion de solidarité sociale. Les magistrats ont moins de force que les chefs de clientèles, et les lois que l'ambition d'un seul ^ Ce ne

2. P. 358; César, IV, 5, 2; Diodore, V, 28, 5; V, 29, 5; Parthénius de Nicée, 8.

3. Cela a été bien vu par Boissier, La Fin du Paganisme, II, p. 82 et suiv.

4. A moins que l'expression de Strabon (IV, 4, 2i, xlOfvtaTTov, ne soit une allu- «;on à cet individualisme.

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