II — NATURE DES RELATIONS ENTRE LES CITÉS
De l'un à l'autre de ces peuples il se forma sans cesse des liens de nature diverse. Ce serait une erreur fort grave que de se représenter le monde gaulois en état d'anarchie permanente, chaque cité isolée des autres, une sécession de tous par rapport à tous. Même en Grèce, les luttes entre les villes n'étaient pas éternelles, et elles donnaient naissance à des ligues utiles aux progrès d'idées communes. En Gaule également, les ententes ne furent pas plus rares que les divisions : des nécessités de voisinage, les intérêts commerciaux, des dangers militaires, do vieux souvenirs religieux, y créèrent de grandes fédérations politiques. Le mouvement qui avait entraîné les tribus à s'associer