Il, 17, 4; cf
8. Morini = • Ceux de la Mer? ». — Parmi eu.\ doivent ('ire compris !e pajut Gesoriacus (mss. Cfiersicaus ou Cersiacus), ou pays de Doulofrne, et les Oromarsaci {ora Marsacil], peut-être pays de Mark (Pline, IV, 100) : je doute fort qu'il faille rapprocher cette dernière indication des Marsaci cités ailleurs, et qui sont en Germanie Inférieure (Pline, IV, ICI; Dessau, Inscr.. 2."08 = C. I. L., XIII, 8303; C. /. L., XIII, 8317; Tacite, Hisl., IV, 50), ce (jui est l'opinion courante.
JuLLiAN. — Histoire de ta Cianlo. T. II. — 31
réalité publique. Leurs tribus n'avaient entre elles qu'un lien assez lâche, et on les trouve rarement d'accord sous un chef commun '. L* vie politique y rappelait le pays, aux contours indécis, aux terres flottantes et sans cohésion. Malj^ré cela, le sol ne manquait pas de ressources, ni les hommes d'expédients. On récoltait du lin, on élevait des troupeaux, on engraissait des volailles-. Et, à la différence des Nerviens, qui fermaient leurs routes, les Morins ne craignaient pas de voir passer des hommes et des marchandises. Leur port Itius (Boulogne) fut un lieu d'embarquement pour lAnglelerre, dont ils pouvaient voir, de leur cap, les blanches falaises'. Ils avaient une Ilotlille, do pèche ou de transport*. C'était une population assez dense, d'hommes actifs, hardis, belli({ueux, bons marins et bons soldats', auxquels labri des marécages et des forêts* donnait toute confiance contre l'ennemi \
Les .Morins passaient pour « les plus éloignés des hommes », exlremi honiinum : Virgile les appellera ainsi, et l'épithète leur restera accolée dans la littérature latine'. Mais, à vrai dire, ils la méritaient moins que leurs voisins du nord, les Ménapes'. — Ceux-ci étaient les indigènes de la vaste plaine, Flandre, pays de Waës, Campine et IV'el; ils allaient jusqu'il la .Meuse et au Hhin, et, au delà même du lleuve, occupaient les terres basses de la Gueldre '* : seule, la n'gion ilu delta et des iles