‹ Histoire de la GauleChapitre 65 sur 718 · L'ADMINISTRATION · texte numérisé non relu

L'ADMINISTRATION

La justice était rendue par les magistrats suivant une sage procédure. Un délai de comparution était fixé aux accusés; le jugement était précédé d'enquêtes. Il avait lieu sur une place publique, en vue du peuple ^ Chaque crime comportait sa pénalité propre; certaines peines frappaient la personne, et d'autres les biens ^. On confisquait la fortune des ennemis publics \ Les meurtriers de citoyens n'étaient condamnés qu'à l'exil*. Le bûcher, le plus souvent avec torture, punissait l'adultère % les crimes de trahison et de tyrannie ', les plus lourdes des fautes militaires^; la mort atteignait aussi le vol, le brigandage, le meurtre d'un étranger'; la mort encore, et toujours avec torture, le retard à l'assemblée de guerre ou le vol d'un trésor sacré". Ces crimes étaient les plus graves, car ils mettaient en jeu la sûreté ou l'honneur de la cité. On voit que la mort, et surtout par le feu", formait le châtiment le plus fréquent; les moindres peines, presque aussi redoutables, consistaient en des mutilations de diverses sortes, un œil crevé, les oreilles coupées". La prison, semble-t-il, n'était jamais que préventive''.

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