‹ Histoire de la GauleChapitre 656 sur 718 · Strabon, IV · texte numérisé non relu

Strabon, IV

K. Cf. C. /. L., .\III, p. 122 et sniv. — Sur leurs monnaie*, p. :ilS. n. 15.

1). Cadurci : César, VII, 4, 0; fii, G; T."), 2. Déparlemenl du Lui et moitié supérieure de lUilui du Tarn-et-Garoane Jusqu'au Tarn. Sur Murseos, peut-être leur oiiftidum central, p. 214, n. I. 10. T. Il, p. 272, 32.1, n. 5.

îiOO LES PIFFÉRENTS PEUPLES.

Gaule centrale déjà soumise'. Caries Cadurques furent les plus braves et les plus tenaces des Celtes du Midi. Le seul loiupajjMion que Vercingétorix rencontrera digne de lui, fut Lucter le Cadurtjue, « le plus audacieux des hommes » et le plus obsliiu» des lutteurs, qui reçut le premier ses ordres et sa conliance, et qui mourut avec lui dans les prisons de Rome*. Contraste saisissant de roches et de prés, sauvage et doux tout à la fois, le Quercy oiïrait à ses habitants des eaux très claires, des champs très drus, des retraites inexpugnables, grottes ou escarpements : ils le sentaient partout enveloppant et secourable, et c'est pour cela qu'il fut dans l'ancienne France, le pays peut-èlro le plus aimé des siens.

Avec les plateaux rutènes' (Rouergue et Albigeois^ nous retrouvons quelques-uns des caractères physiques du Périgord : un triple réseau fluvial, Lot, Aveyron et Tarn; l'absence «le celte unité que donne une seule grande rivière; le contact do très épaisses forêts, pleines de loups et de bêles fantastiques; d'abondantes richesses métalliques, rainerais de fer et surtout galènes argentifèresV Mais les Hutènes ou « les Blonds* • sont une population plus agreste, plus rude, sans doute plus arriérée que les l*ériguurdins : leur pays n'a pas assez de grandes et bonnes routes, les cultures y sont maigres; et le talent parliriilier des hommes consiste à tirer de lare, conséquence de cette vie de chasseurs à laquelle la forêt les condamne*. Que do fois, aussi, furent-ils tentés d'échapper à leurs montagnes et à

1. Ilirliiis, VIII, 32-44. Le pu; «ilssolii. qui dimiino \o croineiiient de voies ft-rrées si important de Sniiit-Denis-prr*-Mnrtel. se trouvait sur une des routes capitales de la (iiiulc rentrnle, celle de Pniiiers. l.imopes, Drive, Fipenc, Itiidei ou AIbi et le Langue<l<>(', grande mute i|ui tior<le le plate.iu Central. san> doute celli> de l'invasion et de l;i retraite de Lucter (VII, 7; VIII, 32; p. 438, n I, p. 501, n. I). Ce peut être un poste frontière, cL p. .%4. 210-7. Autre route, p. 542, n. 3.

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