‹ Histoire de la GauleChapitre 664 sur 718 · Cf. t. I, p. 17.", n. r · texte numérisé non relu

Cf. t. I, p. 17.", n. r

4. Kl gallo-romoio. Vidol de La Uloclie, TaUctiu, p, 81 : • D'unité proprement

LES VOLOUES. .507

toutes ses routes finissaient à Narbonne, elles s'amorçaient aux routes d'Espagne, d'Aquitaine, d'Italie, et, par la mer, à celles de Carlhage et de Grèce. Par ces voies, des actions lointaines et différentes se faisaient sentir, achevant de séparer les intérêts et de désagréger les peuples.

Les Volques pouvaient passer pour les plus désunis, les plus malléables, les plus civilisés aussi de tous les Gaulois. Peut-on même affirmer qu'ils étaient de vrais Celtes? Plus d'une de leurs tribus de montagnes n'avait dû recevoir des Volques qu'un nom nouveau. Dans la plaine, le sang était aussi mêlé que la terre était morcelée '. Les hommes habitaient des villes très anciennes, fondées par des peuples depuis longtemps disparus, et dont ils n'étaient que les arrière-héritiers. Narbonne, Béziers, Toulouse, Agde, Cette, Maguelonne, avaient existé bien avant les Celtes, avant même les Ihères et les Grecs; elles avaient eu des rois, des remparts et des richesses. Des marchands hellènes étaient venus ensuite, puis des colons ibères, faisant souche partout de nouveaux habitants-. Les souvenirs et les restes

dite il ne saurait être question entre ces personnalités vigoureuses dont chncune s'incarne dans une ville avec ses monuments, ses fêtes, son histoire. Mais un air de civilisation commune enveloppe la contrée », et ces paroles, écrites par Vidal pour la Flandre, sont vraies pour l'ancien Langruedoc.

1. Strahon dit bien que les Volques ne sont pas les seuls à habiter entre les PjTénées, les Cévenncs et la mer (IV, 1, 12; cf. p. 22, n. 2). C'est sur leur territoire qu'il faut clierrher les tribus dont le nom, disparu sous la domination romaine, se retrouve chez Pline ou dans les I«\?ondes de monnaies : 1° Tasgoduni (les mss. ont Atasgoni, Pline, III, .37 , vallée du Tescou?, qui se jette dans le Tarn à Montauban; 2° Samnagenses, lauL/ivT.T. (Pline, III, 37; Cab. des Méd., n"' 2256-75; Rev. épigr., n' 1182, III. janv. 1807, p. 446; C. I. L., XII, 3058), Nages et la Vannage? ^Berthelé. Mélanges, 1900. p. 1 et s.; t. I, p. 101, U II, p. 219). Longgostaletes (Cab. des Méd., n°' 2:j.")0-90', peut-être les mêmes que Naustalo (cf. L I, p. 175, n. 0), Maguelonne?, en tout cas à chercher sur la cote (cf. de Saulcy, Rev. arch.. 1867. I, p. 90: de Rarlhi-U-my, Ac. des Inscr., C. r., 1893, p. 243 et s.; Âmardel, L'Oppidum des Longostalcles, 189."), .Narbonne. Bu'I. de la Comm. arch.]: 4' Camboleclri Allantici (PUixc, III, 36), peut-être dans le pays de Foix ; 5° i'mbranici (Pline, III, 37; cf. Umbranicia, Table de IViilingcr), dans les Cévenncs? ou, plutôt, dans le pays de Foix?. Il ne serait pas impossible que les monnaies à alphabet hispanique appnrlinss«nt, non à Narbonne, mais à ces populations non volques, aux royautés mnnicipales dmit on soupi.onne l'existence sur le rivage depuis les Pyrénées jusqu'au lliiône (cf. Blancht-t, p. 278; ici. p. 378. n. 1 et 2). J'hésite à placer en Languedoc la villa <le lontora, sirgc d'un roi, dont parle Diodore (XXXIV-V, 36; cf. t. Ili, p. 29).

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