CHEFS-LIELX OU CAPITALES
culte commun donnaient à leur existence des motifs de plus longue durée.
On a vu qu'elles étaient toujours formées par des tribus voisines et convergeant vers les mêmes carrefours : nation et grande route sont choses inséparables '. Je ne conçois donc pas une cité gauloise autrement que comme une union commerciale', n'ayant de douanes qu'à ses frontières, fixant des règles pour les échanges de ses marchandises et les rencontres de ses trafiquants, pourvue de ses lieux de marché et de paiement; et je crois que, si chaque tribu conserva son champ de foire, la cité voulut établir le sien\ — Nulle société humaine ne pouvait non çlus se passer de dieux propres. De même que la cité eut des rendez-vous d'affaires, elle eut des rendez-vous de prières. Il fallait qu'en un point de son territoire elle se chaisît un terrain consacré, sur lequel les hommes de son nom adorassent les- dieux garants de leur alliance*. — Enfin, comme il en fut toujours dans le monde antique, le lieu de marché et le lieu de culte, le foirail et l'autel, furent souvent établis l'un à côté de l'autre ^
Ces endroits souverains, destinés à appeler à eux les hommes de la nation entière, devaient être à peu près à égale distance des points extrêmes, en tout cas au croisement des routes principales *.