‹ Histoire de la GauleChapitre 68 sur 718 · P. 26 et suiv.; et voyez chap. XIV · texte numérisé non relu

P. 26 et suiv.; et voyez chap. XIV

2. Les Vénètes (UL 8, I), les Éducns (I, 18, 3) apparaissent nettement comme des sociétés à caractère économique.

3. Strabon, IV, 2. 1 (Bordeaux): IV, 2, 3 (Orléans), qui se sert dans les deux cas de l'expression ifxTrôp-.ov. Sous ri£mpire romain, la capitale de la cité s'appelle -magus (= • forum •) chez les Andes ou Andécaves Angers), les Lexoviens (Lisieux), les Véliocasscs (Rouen), les Bellovaques (Beauvais), les Silvanectes (Senlis , forum chez les Ségusiaves (Feurs).

4. Toutes les capitales de cités, sous l'Empire, ont été des centres religieux, et cela n'a pas dû commencer avec César : voyez le rôle sacré de Toulouse chez les Vol<|ui'S Tectosages (Strabon, IV, ^, 13), le nom de Aemelocenna {nem- = ' sanclus •), principale ville des Atrébates, Arras (VIII, 40, 6; 52, 1). Peut-être, chez César, VI, 17, 4, civitas est pour urbs; c'est le sens qu'il a peut-être aussi VII, 4, 4.

5. Cela peut être tiré du rôle religieux de tous ces marchés centraux (cf. n. 3), et des épitliétes dont César caractérise Bibracte ip. 02, n. 5).

G. C'est le cas de toutes les villes dont nous parlons.

60 INSTITLTIONS POLITIQLES.

Ils formaient, comme disuient les Gaulois, L' « milieu » de la cité [mediolanum) ' : c'est ainsi que, dans les demeures familiales de la Grèce et de Home, le centre de la maison était manjui- par le foyer, source de chaleur vitale et de sentiment relifcieux*.

Le plus souvent, on choisissait, pour 1' « àlre » de la nation, des emplacements larj^^es et bien fortifiés, isolés et protégés du reste du monde par les escarpements des rochers ou la continuité des marécages. Plus d'un aiiti<iut' refuge do tribu dut devenir le « chef-lieu » de la cité. Il abrita les dieux qui s'y renfermaient, les souvenirs qui s'y déposaient i)eu à peu, et il put aussi accueillir dans son enceinte, aux temps d'invasion, tous les chefs, toute la noblesse, toute la richesse d'une nation : c'était alors la sauvegarde publique de la nation en péri P.

Que de ress(»urces diverses, que de forces de tout genn» s'accumulaient ainsi sur un seul j)oint de la cité! Il apparaissait à la fois comnjc son forum, son temj)le, sa citadelle, son centre physique, slratégi(juo et moral. VA vraiment, nulle part, le» (îaulois ne l'ont mal choisi. Le mont de Gergovie, chez les Arvernes, domine leur vallée médiane de l'Allier, couronne l'immense plaine de la Limagne, commande les sentiers du haut pays, marque le carrefour où se rencontrent les débouchés des terres les plus opposées de l'.Vuvergne*. C'est de Bourges {Avaricuin) que les IJituriges avaient fait le lieu d union de leur

1. Ce nom di^sipricrn |>!iis tnnl In rn|tilnlo des Snnloiis (Sninlcs), celle tli-s Ëburovi(|iic9 (fivn'ux). M.iis le mol et l« chose, je croi.s, sont t^gaicment nnli-rieurs à In duminntion romaine : cf. Mediolanum, Milan, centre économique, politique, religieux et to|i(igra|iliique des Insubres, t. I, p. 2'.)| et 304.

2. Dict. des Antiqtiiti's, Focm, p. 111)4; Fuslel de Couinnpes, La Cité antique. I. I. eh. 2: I. Il, ch. 0. — Touhin, lUude sur 1rs ehnmps sacrés dr la Gaule et de la Grèce, ISCil (Itenucnup de fantni>«ii<s nutonr d'i<l«^es justes).

'.i. Voyei le rùle de (lennlmm (Orléans), d'Avaricum et do Gcrpovie dans la puerre de .'»2 ; Césnr. VII, ch. 11,1 T» et sniv., 30 et suiv. l'.o ofifiido recrplo (Avaricum) ciiitdtem Hiluriijuni se in imtestalem rednclurum confidebat i, VII, 13, 3).

i. Ct'sar. VII, 4; VII. 30 et suiv.

Page 1