Cf. plus haut, p. ol2, n
3. Connues évidemment dès le milieu du n* s., Tilc-Livc, Pp., Cl ; Slrnhnn, IV, l,.j.
4. Uas-reliefs d'Kntrcriioiil au Must'c d'Aix : Gihcrt, ii°' 30.'5-7; Espérandicu, I, p. 83-7.
.".. Cabinet des Médailles. 2245-6; cf. DIanchet, p. 239, et ici, 1. 1, p. 442. t. Il, p. 340. 0. T. I, p. 409-470. Sur leurs forces militaires, cavalerie et infanterie, cf. U II, t>. 101. u. 3,
quait, du roslc. d'une bonne assiette militaire. Ce furent do médiocres navigateurs que les Salycns : je ne suis pas sûr qu'ils n'aient pas lai.ssé aux Marseillais toutes les pêcheries de l'étang de Berre '. Comme sur les estuaires de la Loire et tle la Garonne, l'empire du bas fleuve passa à la nation maritime d'à côté. Marseille, derrière ses longues îles, surveillait l'entrée et la sortie du delta, et reléguait les Gaulois dans les alTaires lorreslres*. La ville grecque séparait dès lors son existence de celle de rarrière-[)ays auquel elle s'adossait : de mémo qu'au Moyen Age sa république opposera fièrement ses droits, ses richesses, sa maîtrise de la mer, au comte df Provence, seigneur besoigneux de la Crau et des montagnes.
Au nord des Alpines commençaient les Cavarcs ou « les Grands »' : ils rej»résentiiient, dans le b.issin rhodanien, surtout la vie agricole. Des trois peuples, ils ont le moins de montagne» cl le plus de plaines. Et ces plaines, grasses, chaudes, toujours arrosées, sont les plus fécondes du Midi. Depuis Valence jusqu'à Tarascon, c'est comme une Limagne ens<deillée, bruyante et lumineuse, où les sillons, les prairies, les vergers et les potagers s'entremêlent et s'associent i)our une fertilité continue*. l^e territoire des Cavares, unité |)iirement nominale, embrassait une dizaine de sociétés rurales, ayant chacune son nom, son vallon de culture, sa ville déjji peuplée, et sans doute aussi sa ]>hysionomie propre, (jui n'a point dû trop changer depuis deux millénaires : les gens de Glanum exploitaient au nord des ;\lpineg les eaux vives du bassin de Saint-Hemy*; les Mémincs se grou.-