T. I, p. 4H0-T; t. II. |). 2t>l. n
2. T. I, p. :tO'.t-l()0. Ndlcz l'oxistcnco d'un comptoir prcc sur le ^l^t^np pi» fnce d'Arles il. I, p. :U)ll;. où se trouvaient peul-iMrp des rliantiers de con^lrn. imn ni.ir. seillois (t. I, p. U2). Sur In lloltillc du luis niiAne, t. I. p. 400.
3. Cavari : Vurron, Rra ruslica-, II, 4, 10; ïîlrabon. IV, 1, Il el 12.
4. Strnl)on, IV, 1,2: Ata X'^^P'^ StiUtvt tr,; iù4ait|Ji)vtVTârr); twv TOtûn). Cf. t. Il, p. 2n5.
r». Glanum, (|ue Sainl-Heniy n'a fait qup romplncer, est une liKalili^ prc^romaino; elle apparaît il'nliord diin» l'Iine (III, 30), vur une inscription [C. I. /.., XII, ICK*."». tt une monnaie uiiiiiue, trouvi^c à ï^aint-lteniy (Cab. des Méd., n* 2247). Cf. p. 31)
PEUPLES RHODANIENS. 515
paient sur les terres de Carpentras aux innombrables rivières ' ; Apt commandait aux Yulgientes^ dans le val encaissé que les montagnes couronnent de toutes parts, et dont la source de Vaucluse annonce l'entrée. Les Cavares proprement dits se réunissaient au pied du rocher d'Avignon, qui dominait le Rhône près du confluent de la Durance, ou à l'entour de la colline d'Orange, d'où coulait la source vivante, déesse de la ville ^. Plus au nord, c'étaient les Tricastins*, dans les vallées qui descendent de Grignan vers les passages de Viviers et de Pont-Saint-Esprit, les Ségovellaunes, la silencieuse peuplade du Valentinois % et d'autres encore ^ Tous étaient, semble-t-il, de bons agriculteurs ^ les plus pacifiques des Celtes, et peut-être trop soucieux de leurs intérêts matériels pour songer aux grandes causes. Hannibal, qui se battit à Tarascon et au delà de Valence, traversa en quatre jours le pays cavare, et ce furent les étapes les moins troublées de sa marche entre Carthagène et Turin*. Plus tard, pas une seule fois le nom de ces peuples ne sera prononcé dans l'histoire des guerres contre Rome.
Avec les Allobroges' au contraire, Ilanniba] et les Romains virent un peuple de batailleurs. Celui-là dut intervenir dans leurs guerres civiles dès son entrée chez eux, et demeura sur
1. Cnrbantoralc {Carpfnlorale]Memmonrm, Plioe, 111,36; cf. p. 2.'54, n. 8. Je suppose que la • ville des Cavares • de Slrabon (IV, 1, il) est Carpentras: et il est en effet possible que Carpentras, presque au centre de leur territoire, ait été un instant leur ville principale; cf., sur ce passage si discuté, Mûller, éd. de StraboQ, j». 062.
'l.Apla Vulgienlium. Pline, 111, 30.