C. I. L., XII, p. lGO
6. Slrabon en parle dans son paragraphe sur les Ligures et Celtoligurcs (IV, 6, 4 et .5). — Le peuple ou la tribu des Sebaginni (ou Sebaguini; sic rass., les éd. ordinaires portent Segusiavi, Segusiani, Sebusiani), dont parle Cicéron, et situe à 700 milli;s de Rome {Pro Quinclio, 23, 79 et 80), me parait devoir être clierclié dans les Alpes du Dauphim; ou de Vaucluse, peul-éire aux alentours de Saull; on songe d'ordinaire à la Savoie (Bernard, Iteo. du Lyonnais. III* s., III, 1807, \>. 93 et sT; le môme. Bulletin de la Soc. des Anl. de Fr., 1800, p. 1 1 1 et s., etc.); le rapprocliL-mcnl avec les Ségusiaves (cf. p. 537, n. 9) doit être absolument écarté.
les vallées les plus hautes, mais toujours K' long dos routes qui menaient aux cols des montagnes. — Sur la rive droite du Uhùne, celle des Ilel viens' «jccupail, dès le confluent de Pont- Saint-Esprit, le bassin de TArdèche et ses « nids de culture* », et surveillait la route capitale des Cévennes, par la Fontolicre et le « ul du Pal'. — Nous avons déjà parlé des tribus à demi germaniques qui tiennent, dans le Valais, la montée du Grand Saint- Bernard'. — A chacun des étages du bassin de la Durance, on trouvait une peuplade dilîérente. Passé les Cavares et les .^alyeus'', c'étaient, sur la vieille roule d'Hercule : les gens de Sisterun, (|ui en gardent le plus étroit délilé et le plus dangereux a mau-passage*^ »; les Tricores de Ciap\ au carrefour des chemins de montagnes descendant de chez les Voconcos et les AUobroges'; les Caturiges* de Chorges et Embrun, dernière étape avant les plus hautes Alpes.
Ainsi, s'avançant par les grandes routes (jui ujenaiciit au
1. //e!uj7: César, Vll,7, 5; 8, I el2; Oi, 0;fi5, 2 tiifiilion de k-urso/.y.iM; ; Mi.il.on, IV, 2, 2, qui les rnil cotnmciiccr au IlliAnc. Leur iiictropolo (IMine. III, 3I)> sera Aps, Alla, nom ligure qui doit signifier quelque chose coriiiiu' casUlliim c(. t. I, p. 177. n. t).
2. Surtout le vallon d'Aulienas; cT. Vidal de La nia(hr,.p. 208. La ferlilitodu pays des lli-ivieiis sera indiquée par Plirie (XIV, 18 ri 43).
3. Sur celte roule, t. I, p. 25 et 40'.». t. II, p 220 et 232. Ce*t. en 52, celle de la luurciie de Ci>»ar contre les Arvcrnes (VII, S, 2) cl de la dcicenle des Arvernes sur la province (VII, 04,0 et 05,2). Pnnt-Saint-Ksprit marque de ce ciMé, semblo-t-il, In limite des Volques (di(Kù<»e d'Un"*»); je n'orilrnierai pas que le lieu n'ait jkis été disputé entre lielviens, Volques, Tri<astin>* et C.nvnres. f-ir ce» |HMiples se rencontraient ù l'emboucliurc de l'Ardèclie, point qui e»l. dans le Midi, le plus frrand carrefour de nations, et le plus important carrefour de roules après celui d'ArIc», Torasc4)n, Avignon.