‹ Histoire de la GauleChapitre 81 sur 718 · LA QUESTION DE LA PROPRIÉTÉ FONCIÈRE · texte numérisé non relu

LA QUESTION DE LA PROPRIÉTÉ FONCIÈRE

Mais, comme cette noblesse n'est point fermée et qu'aucun de ses rangs n'est inabordable, les nations gauloises étaient préservées de cette stérile immobilité où s'enferment les pays de castes. Un Celte ou un Belge avait mille manières de monter d'un degré, d'accroître son pouvoir ou ses droits : la richesse, les fonctions publiques, la gloire militaire, la faveur d'un puissant', peut-être aussi une alliance de famille; et il avait aussi mille motifs d'amour-propre à se rapprocher des plus nobles, et à fonder à son tour une illustre maison ^ Des ferments de tout genre stimulaient l'activité et l'ambition des hommes. Ce régime aristocratique les invitait à une constante émulation.

Page 1