DIS VILS DE CLOTAIRB T
un royaume de tout point semblable à celui qui aTait été détruit sous Godemar, il ne s'agis*sait que de lui donner un chef indépendant. Quant aux tendances politiques de la Burgondie, c'est aux événements à les signaler; il suffira dès à présent d'observer qu'elles devaient être un peu diverses selon les localités. Le nord de ce pays , en contact avec l'Àustrasie et la Neustrie, ne pouvait pas rester indifférent à leurs querelles; mais ses parties méridionales n'aspiraient, comme l'^quitainp et tout le reste du midi de la Gaule , qu'à se soustraire à la domination franke et qu'à conserver, comme elles sauraient et pourraient, les débris de leur existence romaine.
De ces trois grandes portions de la Gaule , que le temps et les événements sembhdent avoir faites comme à dessein pour les trois fils de Clovis survivants à Charibert, l'Austrasie échut en partage à Sigebert, la Neustrie à Chilpéric, et la Burgondie à GontraU; qui rétablit aussitôt dans ce royaume toutes les formes de son ancien gouvernement, et de préférence celles qui tenaient à des réminiscences romaines.
Paris était censé partie de la Neiiitine; mais il y eut relativement à cette ville une bizarrerie à noter, à cause des graves événements q\û devaient Vy rattacher. Il fut convenu qu'elle appartiendrait par tiers à chacun des trois co-partageants, mais que nul d'entre eux n'y pourrait venir sans l'autorisation des deux autres, sous peine d'en perdre sa part.
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Reste maintenant à savoir ce que devinrent les contrées de la Gaule r^ardées comme des sortes d'appendices de l'empire frank et dont il ëtait convenu de faire des partages séparés. C'étaient , à l'époque où nous en sommes y la Provence, l'Aquitaine et la Novempopulanie.
La Provence fut affectée à la moitié orientale de la Gaule et partagée seulement entre l'Àustrasié et= la Burgondie ^ à l'exclusion de la Neustrie. Sigebertr eut Avignon et le territoire environnant; Gontranj: fut reconnu pour le maître d'Arles et des partiesoccidentales de la Provence. Marseille^ probaldie— ment à raison de son importance spéciale conamer
port de mer, fut divisée en deux moitiés, rttii^ austrasienne, l'autre bui^ondienne.
Pour ce qui est de l'Aquitaine, elle fut alors ^ pour la première fois, divisée en trois portions égales ou censées égales, dont chacune forma nn^ petite Aquitaine, l'Aquitaine propre de chacun àtm trois royaumes principaux. Mais à ce nouveau par^ tage, non plus qu'aux précédents^ on ne sut,^ cm plus probablement l'on ne voulut pas faire d9 chaque part un ensemble , un tout dont les parties fussent contigliès. Chacune des trois Aquitaines fut composée de plusieurs districts séparés par d»9 districts appartenant aux deux aatres;
Dans l'Aquitaine austrasieiHie^ on fit efltré^ FAr^ vernie, la Touraine, le Vêlai y le Gévaudafi», kl Rouergue, l'Albigeois et le Poitou. A rAqviitaiii^ neustrienne on donna le Berri, le Limottsltï^ i^
DES FILS DM CLOTAIRE I. l'J'J
<Quer€7'«t ia rii^e di^ite delà Garonne {à l'exoep»
tioad'Âgeb^ et«kscm tanîtoîre)^ jusqu'à Bordeaux
ioclusivevDent. L'A^uitaiae burgondienne futx;on»>
posée de.den): pallies., lune à Test ^ qui prenait la
longiae baade de fiol jiqontagneux >iiire le Rhèpe
et la Loire^ désignée .plu^ tard par le nom ^e Viva-
rais; la: aeconde à i'ouest.^ Contprenant les Tilles
d'Agea^ de Saint^s^ d'A^gouIéme etdç Périgueiu^
a^é^eiirs terûtoires respectifs K
Si. morcelée qu(^ fut rAquîtaitie^par ce partage, il y «ut cependant d^anciennei circonscriptions de t^itoire qui persistèrent dans leur intégrité ou avao des modifications qui n'allèrent pas jusqu'à les ..faire disparatitnçj. c'étaient les circonscriptions ecclésiastijques et particulièrement celles dès évécbés, qui en général représentaient les, divisions romaine^ pat cités^.division^. elles-mêmes fondées sur les d^ributions primitives du sol de la G^le entre une multikide de peuplades diverses , plus ou moins indépendantes les unes des autres. I II faut se souvenir qu^avant d'être conquises et gouvernées par les Romains, ces, peuplades étaient ent^ elles dans un état habituel de jalousie, d# discorde et de. guerre, et que ceW^^ n'avait pas Gomplèteôient cessé sous la domil^on romaine. Plus tard encore, dans/ la seconde moitié du sixième siècle et près d'un siècle après la conquête franke ,
(f ) Voir sur tous tes morcellements du Midi Tiiistoire de Langiieéoc, pnr les.Béoéiilctîtis d« Skînt-Maiir; teai là qu'ils ont été Ptt«rlapir«iiii&i« foUdisciués «t débrouinéy.
ri. ïa
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OQ est ëtonnë d'apercevoir eiilre certaine» filles dé la Gaule, mais plus particulièremenf etiti^ celles de rAquitaine, des discordes , ^antipathies violentes qtfil Êst ■ difficile de cotïcevoir- autrement que Comme une suite prolongée, une yive réminiscence des "vieilles discordes celtiques.
Le bizarre morcellement de l'Aquitaine/ m(Mrcellément dont il résulta que des ' villes épiscopales, très voisines l'une' de l'autre, se Cuvèrent i^ire partie de royaumes, nôn-seulement distincts, mais rivaux, contribua prt)bablement à entretenir ou à raviver les antiques inimitiés entre celles de*. ces villes è[ui avaient été jadis chefs-lieux de populations celtiques. Une circonstance particuëère acheva le mal et fit de ces vieilles rancunes des causes actuelles de désordre et de guerre.
Clovis et sans aoute aussi ses éuc^sseurs imr médiats, ses quatre fils, n'avaient mené en guerre que des Franks; mais à mesure que les rois mérovingiens avaient eu plus^ de motifs de stispeJDter la foi des leudes, chefs naturels deieurs armées, dont dépendait presque absolument celle des simples guerriers, ces rois s'étaient rapprochés déplus en plus de la populalj^p gallo-romaine; ilis avaient fini par avoir besoin (Telle et par Tettiployer à la guerre. En Aquitaine et dans le midi de la Gaule, où il n'y avait presque pas de Franks, ce besoin s'était fait septir plutôt qu'ailleurs et y amena plus tôt et plus complètement l'espèce de révolution par laquelle les Gallo-Romains Vaincus recouvrèrent les arnM
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el le droit d*en ' faire u«age que la conquête leur
avait d'abord etilevés.
On ne saurait dire l'époque précise de ce grand changeitiènt dans la condition des Gallo-Romains, sujets des Franks; seulement il est certain qu^ était fait en Aquitaine dès l'année 566, cinq ans au plus après la mort du dernier fils de CloVis. Sîgebert, qui voulut celte année-là s'emparer de la ville d*Arles, dès lors soumise à Contran, employa à cfette expédition deux armées, dont l'une n'était composée que d'Ar\'emes , lesquels y marchèrent sous le commandement de leur propre comte ' Firininus. L'entreprise tourna mal aux agresseurs; ils furent b^ittus et culbutés dans lé Rhône qui en engloutit un grand nombre. En confirmation et en corfiplément de ce premier fait, je puis ajouter que , dans cette même rencontre , les Arlésîens, sujets de Contran, combattirent avec son arniée et eurent pour le moins autant de part
qu'elle à la' victoire. Ces observations générales jeleroht, je présume, quelque jour sur divers incidents remarquables des guerres que nous verrons bientôt éclater en Aquitaine , entre le«. trois États dans lesquels elle fut morcelée par le partage' (le 567.
Aitfsî que l'Aquitaine, la Novempôpulanie fut comprise dans ce mémorable partage ; elle fut divisée entre SîgebeVt et Chilpéric, à l'exclusion de Contran. Leà détails de cette division sont fort mal connus; on voit seulement que Chilpéric obtint,
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au-delà de la Garonne , outre Bordeaux et Dax , le B(^arn et le Bigorre. L^ Conserans, sur la rive droite et non loin des soyrçes de la Garonne^ est mentionné comme appartenant àSigebert, aussi .bien que le Lapurdum. Il est très probable .que la ville et le district des Convenues firent aussi partie tli: lot de ce dernier.
Maintenant 9 quels étaient en réalité le genre -e le degré de pouvoir que les rois mérovingîensi héritiers de Clotaire P% exerçaient sur ees pays C'est une question importante et difficile, que je n chercherai point à résoudre ici; l'occasion convfl nable de la discuter se présentera un peu plo tard. Je reviens au récit du règne des trois fils d Clotaire. . • .
Des trois royaumes qui y en vertu du partage d< 567, composèrent l'empire frank, celui de Burgon* die fut le premier dont l'existence jaouvelie et les forces subirent l'épreuve des événements*
I^e mouvement des peuplades barbares du Nord et de l'Est vers les anciennes provinces de l'Empire romain ne s'était point arrêté aux irruptions des Âbares ; les Lombards, autres Barbares plus redoutables que œs derniers, les suivant dé près, prirent leur route droit vers l'Italie.
Les Lombards étaient une peuplade germanique qui, comme beaucoup d'autres du même corp^ de nation, avait d'abord séjourné sur la riv^. septeo" tripnalé du Danube^ tour à tpur en guejcre avec le^ Bomains et avec diverses populatioxiè :t)arbares9
DES FILS D£ CLOTJURfi I. l8l
surtout avec les Iférules^ (font ils avaient étc longtemps tributaires j mais du joug desqilels ils s'étaient à la fin affranchis. Au sixième siècle, vers l'an 5â6> l'empereur Justinien l^r assigna de nou^ Telles habitations en Pannonie , les rapprochant ainsi de l'Italie, comme s'il eût eu dès lors le projet de. les employer à la conquérir. Ce ne fut néanmoins qu^au bout dé quelques années que l'on vit cet empereur s'allier aux chefs lombards , et ceuxci descendre en Italie, comme auxiliaires de l'Empire d'Orient,- dans la guerre contre les Goths. C'est dans cette guerre que l'histoire montre pour la première fois les Lombards en contact et en hostilité avec les Franks ; mais il y avait eu plus anciennement entre les deux peuples d'autres que^ relies et d'autres guerres sur lesquelles l'histoire ne fournit aucun renseignement. Au dire; de Proeope , ce serait l'eunuque Narsès qui^ pour se venger d'un propos insultant de l'impératrice Sophie, femme de Justin P% aurait excité Alboin , alors dbef de. la nation lombarde, à conquérir l'Italie. La diose o'a rien d'improbable, et les Lond>ards ne seraient sans douté pas les premiers Bai*bares que le gouvernement de Con'stantinople aurait poussés contre TOcçident. Mais, d'un autre coté, l'expulsion des Goths avait-laissé un grand vide en Italie, et toute population bai4>are à portée de tenter l'aventure devait se précipiter d'elle-même vers cette heureuse terre, sans qu'il fiït nécessaire de l'y att^-* rer p^ des intrigues. - ^
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. Qjuqi qu.'U eu itoit ^ Albpin à la tête 4e to^t son pe^uple^ guerriers, enf^p^ts, vieillards et feqaïuai, Feaforcé igqcdre par une grande horde de Sa&onS| fpn^it.çp 568 sur^talie, la traversa sans y. jtrpuyer da^ Kosislanqe et vint camper dans les rip^esplajiaes de Péjp^vent II n'y eiit d^abord, dans cette i^ya^on, aucune app^irence de dessein poUtiquei.rien qui anpOQçât riptentiou de fonder un pouvoir, nouy^u dans le pays .envahi, I^a horde saxonne et la horde lombarde, ^chacune de son côtéi .ne firent ,, durant i^. cinq.. COI. sJix premières années de leur séjour, que parcourir 0 fouiller l'Italie en tout sens , po^r }s^ rauçpnxier^ la piller et la dévaster, Q'épargnapt, .qjU^ique chrétiens depuis près d'un sièdeipil^ égl^se^^ÎH J^s monastères; . ^
. Dè$ J^ seconde année de leur desçcinte, le butî^ étant déjà diev^u. rare pour eux aurdelà des Àlpe«,
ils franchiiTent cette barrière en corps d'àrmflie at se jejtèrant sUr la^Provënfae et sur les autresvptartîe^ orientales àè là Gaule qui composaient la royaùmfe de Burgèûdiè^ pour y exercer les mêmes brigandln ges tfu'én Italie. Jusque là ^ repousser lés nouAreUes invastons des Barbares et défendre contre, eux les oonqiiélesr'ét l'empire frànké avait été la tàchë exclusive des Franks eiik-niéines e!t pàFtîciiiièi^ ment celle de^^ustrasiens^. qui -s'étaient pÈœilkf es quelque aorte , constitués envers la <iMition^entièi£ responsables de «a défense êxtérieurel. U a'en fut pas de même à l'irVuptioh des iiombards^rinanfuiBie singularité assez remarquable, la tâche de 1m 'oe*
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pousser ^hut à celui des trois royaumes franks où il n'y avait pbifit ou presque point de Franks^ et où c'étaient des généraux gallo-romains qui comnmndaient à la guerte.
La première descente* des Lombards en Burgondie- eut lieu en 570, mais on ne sait pas sur quel point. J'ai dit ailleurs que les institutions de ce royaume attrit>uaient le commandement suprême dés armées à un officier décoré du titre romain de patrice; et c'était un Homain^ un certain Amatuji, personnage inconnu d'ailleurs, qui occupait cet office, tors de ceWd première invasion lombarde. A la tête de nombreuses milices, composées de Burgondés et d'anciens habitants du pays , il marcha contré les envahisseurs ; mais il fut baitu et périt dans la déroute des sieqs. Elle fut complète et des plus sanglantes, àeiy uger d'après Grégoire de Tours, au dire duquel il aurait été Snpossible de compter les morts restés sur le champ de bataille. Après cette victoire , les Lombards reprirent à leur aise et en toute iécùrité le chemiil des Alpès^ chargés de butin et emmenant avec tux dès milliisrs de captifs.
L'issue de cette première expédition était TaniiODoe infaillible d'une secôi^de plus ou n^ins prochaine, et le rôi Gotttran s'y prépara de son mieux. Lerplu^ important était de toiettre à lai tête des milices un b6mittê fait poi|r la circonstance et capable de relever les cùuragaf abattus. Cet,homme> Gontnan l'avait aliprès dô lui, mais encore obscur, encore boi^fondb dans Jà foule des officiers de son
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palais. Il eut la sagacité de le deviner et Fappela au poste où il pouvait montrer ce qu*il était.
L'homme dont il s'agit est nommé Eniiius par Grégoire de Tours; mais il était beaucoup plus connu par le surnom delfoummole^ sous lequel il figure dans l'histoire et que je lui conserverai. Il était fils de Pœonius, comte d*Auxerre, et avait séjourné long*temps dans cette villej^peut-étreinéme y était-il né; l'histoire nes^expliquepâs avec précision sur ce point. Il était d'usage pour les comtes des villes gauloises soumis aux rois mérovingiens, à certaines époques réglées et dans (tes circonstances accidentelles où ils avaient à craindre la perte de leur emploi, de faire auprès du souverain doiH ih dépendaient des démarches pour le conserver, et des dons en argent étaient une partie •oMigéè de ces démarches. Dai^^ une de ces cîrcon- *slaiices,Poéonius, ayau F besoin d'agir pour m faire maintenir comte d'Auxeri^, envoya pour cela au palais du roi son fils Mummole , qui ne pouvait être encore qu'un très jeune homme. Arrivé à^ la cour de Contran, Mummole agit, intrigua , sollicita et réussit à merveille , mais non pasi au gré de son père ; il ^manda et obtint pour lui-même le comté d*Auxei*re, et revint tranquillemient en prendre possession. Le traii n'était pas d'un bon filg;- mais II annonçait un homme' décidé à ^'élever^ n'importe à quel prix ni [ftr quels moyens^ <
Il se distingua probablement dans son office de comte d'Auxèrre, puisqu'il passa bientôt de là à des
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postes plus émidents ; et tout annonce qu'il jBgurait dans un haut rang parmi les officiers du palais de Contran , quand celui-ci le nomma patrice et lui confia le commandement de la guerre contre les Lombards^ dans le cas où ces Barbares desoendrarent de nouveau en Burgondie.
Ils a'y manquèrent pas. Au printemps de Tannée 5721,. plusieui^ de leurs bandes^ réunies sous un chef particulier, remontèrent le lon^ de la' Doire jusqu'au Mont*<}enèvre, de la brèche duquel ils se précipitèrent dans la vaHée de la Durance , "suivant le cçùrs de la rivière jusqu'à Mustiacalmes, lieu aujourd'hui inconnu , mais indiqué comme voisin d'Ëmbr.un. Là ils firent halte. Mummole , prévenu de leur descente et déjà prêt à les recevoir, ne leur laissa pas le temps de se remettre en marche, iutant qu'il est possible de comprendre et de préeiser ce que Grégoire de Tours dit vaguement de ses manœuvres, il s'avança avec deux corps de troupes, dont l'un, remontant laf^Durance jusqu'auprès d!Ëmbrun , intercepta facilement aux Lombards , par des abatis d'arbres et de rochers , la )route de ^ Provence, tandis que Tautre , fondant à l'improviste sur leur flanc par des sentiers détourné^ à trav^*s^ les montagnes, les attaqua avant qulls eussent pu se mettre complètement en défense. Le gros de» leur bande fut égorgé ;. ceux que l'on fit prisonniers furent envoyés au roi Goatran, qui les -dispersàen différents lieux de son royaume. Quelques-uns seulement parvinrent a s'échâ^er et per-
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tèrèot à iaoni coinpagiiotM d'Italie là uoùveile 4t l^r mésaventure:*
' Un incidept dé cette bataille mérite d-étre rapporte^ on y vit ûgûter deux frères^ Saloniu» et Sagittaire, tous les deux évéques y le premier d'Embrun, l'autre de Gap, «On les vit^dit Grégoire. de « Xôups, armëâ, non de la croix céleste , mais du a casque et de la cuirasse terrestres, tuer beaucoup ce d'hoitaities de Iburs mains, p C'est là , j& crois ^ le premier exemple cité dans l'histoire de la Gaule de [jrétres-chrétieiis allant à la guerre pour y* verser du sang, et c'est Un exemple frappant de la rapidité singulière avec laquelle la discipline ecclésiastique s'était altérée sôus Ja domiriatidn dcts Barbares. Du reste, lé scandale que donnèrent eii cette occasion Salônius et Sagittaire est le moindre' de tous ceu:K par . lesquels ils se signalèrent dans la «uite et auxquels je ne puis di'arréterioi.^Jeme borne k prendre note de l'existence et des gestes de Sagittaire i qui contracta ^ce semble , en cette occasion, une liaison intimé avec le patrice Muromble; aussi les retrouverons-nous bientôt engagés de concert dans une entreprise des |)lus aventur^usii^ La nouvelle portée en Italie aux Lombard)» de ]à destructiôBd'utie de leurs- bandes aupi*ès d'Embrun leur ôta, pour bette année ^ Tenvie de tenter une nouvelle expéditiou ed-dëçà des Alpes; mais lêiirB compagnons d^émigration ; les Saxons^ pi€]fués pétit-étre par la vanité de se montrer -plus braves qu'eux, résolurent de prendre à leiir iour le ohe-
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Qiin delà Gaula et d^y faire leur |>ai*t dt^ butin. Us partirent au nombre de vingt-ciniq ou vingtsix mille combattants^ et Grégoire de Tours donne a entendre qu'ils ftanchirent leà Alpes par les défilés du Mont-Genèvre. Cependant c'est à Estoubloit, (lahs le voisinage de liiet, qu'ii signale leur apparition, ce iqui semblerait indi.qUer qu'ils étaient venus par le» itiontagnés de TArgexitière et de TArdke^ d'eu le torrent de là Sturasè précipite sur; les plaines du Piémont
.. Crest à deux j(>utnées de marqlie de c^s montagnes, sur les bords de la rivière d'Asse^ Ssiu diocèsSe de Riez, qu'Us firent halte. 11^ dressèrent là un oanlp d'cfù, [camme d'une dladellè, ils se répandi- \fent de tous cotés dans les campagnes: de la Provent^e, eblevant partout ce qui Cuvait être enlevé, brûlant et détruisant toiit le reslé«
Averti de leur descente, Muoiinole ^'avança aussitôt à leur reneontre, et tels forent le secret^ la. ffrécisidn et la.Hatpidîtédé samahohè^qu'illesbnvdloppa dans leur camp, avant qu'ils eussent SOQ^ aie làèttre sui:. teurs gardes^ Il ie^ tailla en pièces jusqu'à la nuit. Mais, à la favieiir de l'obscurité ^ Ifes Saxons se î*ëmireBt uti peu de leur irodble; le mâttzi vètitt,; ils paturentr dans leur camp en .ordre dé bataille et prête à faire acheter chèrement,^ Mummolfiile reste, dbJài victoire^ . ., .tn
. Le icomba^ àUait recbmmëncerf lorsque^ piar i'0ntrémise dd négociateurs des deux armées, Un- arrangement padiGque iul conclu entre^elles) jl.fut cen<
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venu d'abord que les Saxons retourneraient en Italie sans être inquiétés ni poursuivis , mais sans rien emporter du butin qu'ils avaient fait en Pro-
vence. Il fut stipulé de plus qu'ils rentreraient sous le gouvernement des Franks et iraient occuper de nouveau en Saxe le territoire dont ils avaient émi gré en compagnie des Lombards. lis ne f epassaienl donc en Italie que pour y chercher leurs fenime». leurs enfants et leurs trésors, avec lesquels ils devaient redescendre Tannée suivante etk Proveikx pour prendre de là le chemin de letir terre natale à travers la Gaule. , . .
Dès le mots de mai 574^ tout ce ban d^ Saiton émigrés était réuni en Italie, au pied des Mpeê forbiant une masse d'etivirôh deux cent mille indi vidus; ils se parta|^ent en deux troupes, dontl'un^ traversant léis Aïpes maritimes^ vint tomber su Nice d'où elle se dirigea yers Avignon. Arrivée au le territoire de cette ville, elle y trouva la second bande qui l'avait devancée parle chemin plusboili delaDurance. - ;
Les Lombards^-en voyant les Saxons se détache d^eux avaient fondé sur leur départ -nn nouYeai plan d'irruption en Gaule, qui offrait plus é chances de réussite que les précédents. Ils aviedeD bien compris que Mummole ne laisserait ps^ um multitude de deux cent mille barbares traverser le plus riches contrées de la Burgondië sans les ob servei^ de très près et avec de ^grandes' forces^^ Jl avait donc beaucoup d'apparence que,' fondamt