ET DE L AUSTRA.SI
le rôle de son père, celui de protecteur de lous les leudes opprimés y indociles ou suspects^.
Il en vint bientôt à se figurer qu'il pouvait tout sur eux et. par eux, si bien que, Sigebert III étant mort vers l'année 65o, il s'avisa de la tentative la plus audacieuse qu'un leude se fût jusque là per* mise contre les rois issus de Mérovée. Il fît tonsu*^ rer un fUs de trois ans que laissait Sigebert et l'envoya secrètement en Irlande pour y être ren* fermé dans un monastère. Cela fait, il produisit un prétendu testament par lequel le roi défunt adoptait pour fils et pour héritier du royaume d'Austrasie le jeune Childebert, fi^ls de son maire du |)a'« lais, c'est-à-dire de Grimoald lui-même. Bien que directement secondée par l'évêque d'Auxerre, la tentative était trop brusque pour réussir; les pai^ tisans de Grimoald eux«-mêmes n'y étaient pas suf'* fisamment préparés; ils se déclarèrent contre lui ou l'abandonèrent à ses adversaires, qui, relevés tout d'un coup de leur nullité, l'arrêtèrent lui et son fik Cbildebert , et les livrèrent au maire de Neustrie, à Ërkinoald» qui les fit mourir l'un et l'autre en prison 2. L'Austrasie, n'ayant plus dès lors de roi ni de maire du palais à elle, fut censée faire partie de la Neustrie et n'avoir point d^autre gouvernement qu'elle. La Burgondie était, ainsi que nous l'avoma
il) Id. LXXXVIII.
[1) Valcsii rer. fraucicar. 'lo, 'ài.
46o LUTTE DE LA NEUSTRIE
VU, exactement dans la même situation, de sorte que l'empire frank semblait revenu comme de luimême, sous le règne de Clovis II, à Tunité qu'il avait eue sous Clotaire II et sous Dagobert.
Clovis II mourut vers 656, laissant trois fils en bas âge, Clotaire III, Childéric II et Thierry II *. Le maire Ërkinoald, qui gouvernait toujours la Neustrie, et avec elle et par elle la Burgondie et TAustrasie, fit alors une chose tout-à-fait nouvelle , dans, la vue de concilier l'unité de Fempire et la prépondérance neustrienne à laquelle tenait k^ette unité, d'un côté avec les idées frankes sur l'hérédité de Tempire , et de l'autre avec le sentiment prononcé que les Burgondiens et les Austrasiens gardaient de leur nationalité et leur désir non moins prononcé de maintenir leurs pays en Etats séparés. Il fit reconnaître pour rois par les trois royaumes les trois iils de Clovis; mais il n'en plaça qu'un seul, Clotaire III, sur le trône , et ce fut sur le trône de Neustrie*.
Les chefs burgondiens et austrasiens ressentirent vivement l'espèce de violence et d'outrage que leur faisait le gouvernement neustrien de les retenir sous sa domination, et de laisser ainsi deux trônes vacants , quand il y avait deux rejetons mérovingiens proclamés aptes à les occuper. Cepen-
(i) Frcdeg. Conliri. L XCI.
[7.) (iesta rVaiicor. XlilV.
ET DE l'aUSTRA^SIE, /|G|
daiit ils s en tinrent aux murmures^ et le maii'e Erkinoald mourut vers 657 ^^^^ avoir éprouvé de leur part d'opposition déclarée.
Le choix de son successeur fut, à ce qu'il parait, orageux et disputé ; mais le parti royal l'emporta et donna pour maire du palais, à Clotaire III, Ebrouin, honune plein d'iamibition et d'énergie, brave à la guerre et rompu à l'intrigue, qui défendit avec ardeur et comme quelque chose de personnel l'autorité monarchique remise entre ses mains ^. Dans le moment dépense où il se fit, un tel choix annonçait une rupture inévitable de la Neustrie avec l'Austrasie et la Burgondie; il était comme le prélude de nouvelles guerres entre les trois pays, mais de guerres bien différentes, par leurs motifs et leurs chances, de celles que s'étaient faites auparavant l'un a l'autre les fils ^t les petits-fils de Clovis. Ces dernières avaient été des guerres 'd'ambition dfe frère à frère, de roi à roi, des guerres entre des forces et des droits de même origine et de même nature, dont les résultats tendaient, comme nous avons vu , à concentrer plutôt qu'à diviser les pouvoirs dérivés de la conquête; les guerres nouvelles allaient éclater entre des forces^ diverses et hatu-. rellement ennemies. C'était l'ancienne lutte entre les rois et les leudes, qui , déjà presque décidée dans l'intérieur des trois royaumes franks, allait continuer en grand entre ces trois royaumes. Pour
(i) Fredeg. Contin. I. XCII.
46*2 LDTTB DE Là WElTSTRlE
la Neustrie^ où le pouvoir royal avait prévalu et s'ëtait mérae accru de règne en règne , la lutte devait avoir pour objet ou pour prétexte les intérêts de ce pouvoir; en Burgondie et en Austrasie, où l'aristocratie avait eu le dessus ^Taristocratie devait combattre pour son triomphe définitif^ en d'autres termes pour morceler autant que possible le pou*" voir de la conquête.
La rupture des Austrasiens et des Bargondieus
avec Ebrouin éclata dans la même occasion et de concert. Clotaire HT étant mort vers 660 , son frère Thierry, troisième du nom parmi les Mérovingiens, alors âgé de quinze ans , fut installé à sa place par Ebrouiny sans que celui-ci se donnât la peine d'ap« peler, et de consulter les leudes franks , oomtne Texigeaient l'usage et le droit germaniques 4. Mais, d'un côté , ce droit avait été déjà violé tant de fors et en tant de manières qu'il pouvait bien passer pour aboli; et d'un autre côté, les trois Ûh de Glovia II ayant déjà été reconnus collectivement par les leudes des trois royaumes à l'époque de la piort de leur père ^ Ebrouin devait naturellement se croire dispensé de faire de nouveau reconnaître l'un d'eux en particulier.
Les Austrasiens n'avaient pas même attendu de savoir quel serait le nouveau roi de Netistrie poar témoigner qu'ils ne voulaienf'plus lui obéir, et poor demander un roi à eux, assisté par un maire du pa-
(i) Fredeg. Cont. I. XCIII.
ET DK L'ÀUStBASTÉ. 46'3
lai^ de leur choix. Ëbrouin^ ne $e sentant pas en mesure de braverieur demande^ leur envoya, pour régner sur eux, le second fils de Clovis II, Childérie II, auquel ils donnèrent pour maire Wulfoald, duc de Champagne ^. peine ce nouveau gouvernement austrasien fut-il établi que tous les hommes puissants qui visaient à Tindépendance se rallièrent à lui pour détrôner du même coup et Thierry, le roi nominal , et Ëbrouin , le véritable roi de Neus* trie.
Les leudes burgondiens n'attendirent , pour les imiter, que d'avoir trouvé un homme capable de les diriger dans cette crise nouvelle , et ils n'attendirent pas long -temps. Léodîgier ou Léger, cet évéque que l'église védère comme saint et comme martyr, mais sur le compte duquel l'histoire est plus embarrassée et plus indécise , se trouvait là prêt à se mettre à leur tête, et ils ne pouvaient sou^ haiterun chef plus capable ou plus décidé ^« Léger avait été nommé à l'évéché d'Autun à peu près en même temps qu'Ebrouin à là nmirie de Neustrie« Renommé pour son savoir, allié par le sang aux plus puissants personnages de son époque , ambitieux ] entreprenant , doué d'une grande force de caractère, habile à tourner son crédit sabérdotal au profit de ses desseins politiques , rien ne lui manquait
(i) Id. lue. cit.
(a) Fredeg. €ont. I. XCV. Vila S. Leodegarii, ttp. seriptor. rer. francicar. toin.>»I. p. 612.
!\(jf\ LUTTE DE LA NEUSTRIE
pour jouer un grand rôle dans les temps difficiles où le sort Tavait jeté» Il était le plus redoutable adversaire qu'ïlbrouih pût rencontrer sur son chemin.
Le pouvoir royal avait ses partisans en Burgondie, et ceux-ci s'aperçurent bien des complots tramés à côté d'eux contre le gouvernement neustrien ; mais ils n'avaient pas la force de s'y opposer. Quelques-uns s'enfuirent pour éviter de prendre part à une conspiration qu'ils désapprouvaient; d'autres, qui ne purent fuir ou ne le voulurent pas, cédèrent à la menace d'être assassinés ou brûlés dans leurs maisons , et se laissèrent enrôler par les conjurés.
Le plan de ces derniers était très simple; les Burgondiens devaient d'abord reconnaître pour roi Childéric II, roi d'Austrasie, après quoi les leudës réunis des deux pays fondraient sur la Neustrie, en chassei^ient Thierry III, qu'ils tenaient pour mal élu, l'ayant été sans leur participation', et donneraient son royaume à son frère ^. Ce plan fut sans doute exécuté habilement et avec célérité, puisque Ebrouin n'eut pas le loisir de se mettre en défense. A l'approche des Austro-Bui^ondiens il prit la fuite avec Thierry III ; mais tous deux furent arrêtés, tonsurés et renfermés avec des moines, le roi à Saint-Denis, et le maire du palais à Luxeuil*. Cliil-
(i) 7c/. loc. cit. •
(2) Fredeg. Cont. I. XCIV.
feT DE l'aUSTI^ASIE. - 4^7
Léger fut, selon toute appareft ce, en celte occasion^ le négociateui* du parti germanique; et l'un des panégyristes du. saint nous atteste en élTet, bien qu^eïi termes un petr^vagues^ que les réformes politiques de don héros tendaient à ramener les cho$i?s des PrânkB à leur ètM primitif ou à un élai regardé comme tel. i Toiit (c'^t lui qui parle), tout ce que saint Léger trouva de disparate avec tes jots des rois anciens et des gratids leudes tle louable vie, il le ramena k l'état promier *;n ; : :
Mais plus ces «ivatitageis arrachés par lès sei^ gheiirs aostro-bûrgondiènfe étaimit idtins l'esprirdes aiiciénnes institutioRis germaniques, €t mèiiWils étaîentiDÔmpâtiblesàvec Itf royauté t^le que la cpii« eevaient et l'exercatcfnt depuis long^temps lés siK^i^ eesseurs de Clovis. Chiidéric II né les avait concé^; dés que par force et chercha bien vite a lés retirera; Par une exception frappante au caractère des rbis fî'ankft après Dagobert, Chilrfértc est le seul <|ui eût) dés^volontés à lui et un vif siwîtiment des intérêts de la royauté. Ce;ne fut p(robabIeftietit pas sans intention et sans calcul qu'il transporta sa résidence d'Austrasie en- Neustrie, où il savait qu'il lui serait plus facile de trouver des «fppuis. Du res^e il avak beaucoup plus d'orgueil que d'adresi^, et des accè^ de colère brutale et de passion plutôt qu'une force
(i) Quidquid .maxime adversus leges antiqyorum regum» ajc . magnorum procerum, quorum vita laudabilis constabat, reptrit ineptum, ad prîstirnim rcduxit statum, etc. S. Leode^ar. vita, au<'tor. Ursîno, scrip. r«r. fr. I. p. 629. ' ,
/|68 LiJ'iyrK de la neustbie
continue de caractère, et il y avait peu d'apparence qu'il réussit à dompter les leudes.
L'évéque Léger s'était en quelque sorte constfo tué le garant des privilèges qu'il avait stipulés pour sa faction; il s'était établi à la cour de Neustm comme pour y surveiller et y assurer Tobservande de ces engagements que ChîldéricII avait souscrits malgré lui , e& auxquels il ne désirait rien tant que de pouvoir manquer. Le roi avaitvdonc pri^biea vite en aversion Tévéque maire du palms et chef de parti. Il l'écarta d'abord le plus possible de sa personne et finit par le renvoyer à son siégé épiscopal. Là Léger se rendit bientôt plus redoutable oU plus suspect encore qu'en Neustrie; Chilpéricle fit arrêter en 673 et l'envoya prisonnier au monas* tère de Luxeuil , le même où Ebrouin était ren» fermé depuis trois ans K
Réunis par une infortune 'pareille et victimes des mêmes ennemis , les deux adversaires eurent l'air de se pardonner* réciproquement le mal qu'ils s'étaient fait autrefois, vécurent paisiUement ensemble et se crurent peut-être réconciliés.
Ayant ainsi écarté des affaires le chef le plus habile et le plus influent de ces leudes qu'il abhorrait^ Cbildéric se crut fort et se livra sans ^ménagement à ses caprices contre ses officiers. 11 ordonna^ un jour d'en attacher un à un arbre et l'y fit ignominieusement battre de verges. C'était un Frank
(i) Vila S. Leodeg. p. 61 5.
ET DE l' AUSTRALIE. 4^
nommé Édeloif^ bomme d'up haut. rang «t d'un cœur fier qui résolut "de se venger et trouva sans peine 'des^ tnécôntents avec ^i conspirer;* Quelques éerivaihs affirment' qu'il eut des inteUigenees avec Ébrëuîii àj^tixeùil; cette assertion me pai^t ditiioîle^à ^cniiciKer avec les faits ultéHeurs* Si du moins le maii^ prisonnier eut connaissance dea^iprojets dfÉdelon et y prit quelque part^ il 'y a lieu de sup jKiâer que 'ce ne fut pas d'une maoîève décisive nî bien 4iîecte. Lea communications des conjurés avec Léger sont miei^ix conlstâtées^ et ilparalt cm*tain iquëy dû* foné^de^sa.prisoiiy l'éyéque dirigea» tout leur complot et ieuiT envoya son irère Warin pour fi^[ir aveoeu^ycdmoie^semiieuteiianti. . . ^
'€e9 menées eurent ïeur^fiS^; Ghildério II fut tué à la cha^e^ ds^s la' forêt de Bondi y et avec lui furent égorgés unde ses fils et la reine Bilichild, saiemme, alors enféeinte, circonstance, qui semble, indiquer daii^ les 4eftdes frank& lin» suiK^roit de leur férocité na^ve <>p de leur aversion ipour les rois ^* Le premier nâ^viltat de l'assassinai de Ghildéric. fut de remettre «ir te. trônei-spn frère .Thierry m 9 auquel on donnaf pkHir maire dix palais Lèudesius, fils deTanoien-ttiM^ Ërkinoald. > *
<^ là/première nouvellerde la mort de: Ghildéric ^ Ébrouin;el; Léger s'évadent eu même temps du monastère de Luxeuil/mais déjà de nouveau, divisés
(i) Eratque... in hoc consilio B. Leudegariùs, et Gei'înus frater ejiis consentientes. Gesta. Fraiicor. XLV. {9) Fredeg. Cont. I. XCV.
/\']0 LUTTB.Jîfi tA. Nii^STMlF
par {(iiirs pi^jets et p^r \ew^,»^éftàm^^\^ (r^ f^tnier 9e flattait de rçcouvr^r {^ai^ibl^meâi^M.sQ^ ,uncien poMvoir par là. faveur du mairi^d^jp^lois l^iA^^ym^ k 1 élection duquel U avait :pu|i»sAf9m^iitK)(N9ftrît)Mé. Ebrouin visait de. soa .cèjtié; à; h^f^VAir. -i^k ^puyeniiaoïeiit.delaNeiistrie^ mais 4a} ^tàabe:é(aUpkii». difficile; .Son aficiea poste de maire ^di* palaîii» était occupe par ua âutpe;^ la plupart 4jie 9qs eitm^mis persdmièU vepaîeut deserallîfsf fàiHourxleïhierry, et eoDtiiiuaieni à lui fermer, toulacciàs au fn^i^oir; il n'y pouvait reutiierqAiedtfiiD^Fae., );Une fois libre, soa pren(^kivi»*)^u..fut.«dj^ réu»)ii autour de liii ses aodeiu piartiMUs^lâs uoaibreux
compagnons de sa disgrâce .€tt;:d0ii9flfavç^9 aii$i>i avides qiie lui dededcmAiagéineii* ^Qt^dè \eiig«iapcer mais hë se trouvaiit pas jsipcQrè as9^^fpj't,>ajir^c ^ux pour ce qall méditait^ul ëe jeU eu^ J^<i^raaii^.i)M il grossit son ai'mée d'pne mldlilude d'a^^iiHwîers de tout rang^ auxquels: souriait touiie.ôQcâaîob àA pîU^r ou de lK>ulêverser la Neustrie. Ëbi^ioi Alftvait oei"sonnelletoent aucun grief ôontre Tljieiriiyi;UJ( m\^ il lie pouvaft battre le^ parti: qui s^éiaiJi fioWilBQ^ dire amalgamé à lui saiii* raÉtaquâivlu«ri|ié«i€ii^ e^ pour l'attaquer avec plus d'aséiiraoi^.il cnHAtid^voir lui dppdseruti roi de sai£^oU) où Matiwii quel eii£Einl qu'ils salua du fi3«)iii! cl0.C!k>vislUr^»pi?éleoctit êirele filsdii domWOlotââre^ .^. k.i -i;
i' Vita S. Lcodei;..!). 61G.
JCT i>£ L'ALSXRA8|t. 47^
Ces dispositions faijtes ^ Ehrpuiu ^ précipite avec ses bsmdes sur U Neustrie; ni Thierry »• pi son maire JU^udesius^ ni piersoiine à sa coUr ne Vattèo* daient à cette brusque invasion, fis ont à peine le temps de s^dérober p$ar. lA (iiite à 1 -armée ;qui fond $ur fiu% \ :il^ $ont poui^uivis , Je l résor. royal est cap<^ Xw^i At pilLé) Lendej^ius arrêté et as^ssiné, au mepri^ des garanties qlii.lui ont: été donnéesv et tout \^ parti qui -venait '4a tretfipiet daii$ l'assassinat de (^bildérictlLf après iiv0M''fiufirefois conspiré pour lui cf)iif reison ;frère Tiûfiivy v ^^^ ^^^ ^^ iastant anéanti \ i&peroé 0t menadé de 4a.'plus viVe persécution ^.
Quant à Thierry III ^ une fois isolé des ejApemit personn^Jk d'Ebroubi^^li vWait mieux pour celui-ci qu'funrfaaiôme 44 mi 4onK:la deficendànce méro* ^^ingieirne ^ seule condition alors exigée des rois franksy était suspecte à tous..£^rôuiQ replonge donc bi^a.vitjQ dans les téaébre^d^où il rayait tiré son l^étd^duXils 4<) GotaufQ^ rëtablit Thierry IH sûr le tvttWr et»^^^^ wn. û^vs de navire du palaiï* , il repneçd; ioiU^ la pwi^i^nce/ qu'il avait Iwe'a^anJb sa
'} i >Tirpi* •> ansf ;d'hniniliatiôii -. # die : «apUiôté/ a vaien t ^xUipéméxïÇpte k haii>^ qu'il avait tpMJours portée ^u^|eud^;falotie^^e^U avait; u^i^ .préfceftt^pl^* ^péi tiieux qùtà jamais pquck&poïif rs^ivre ^ i^p dépouiller eH \^siiéxxert^i}i^i]j.Q^ui de venger k^.mprt. de Cliil*
(i) /^/. xcvii.
: -a) /*/. lot*, cil.
I\'-}1 U>TtK DK LA NEUSTRIE
tl^ricvll , cett^ morlquil avaî^sinon' )>i*ayoc}uëe au tnainsdéftit^ëe. Jamais; d^puiftrorigifne dé leurs quereiteft ^avec i les ' rois, les léudes affection niés aux TiefUês moeurs germanicfues n dataient été* sî viveinerit persécutés 4\\x^ïii le fiirfDtà la kuite de cette restatiration d'Ebrouin; naaiis c^él^pjrprindîpalèffient aux leudes biirgondiens^ et ÀLéger^ leur chef, que le terrible maire s'en prenait -d^ toDS'les désordres^ dont sa ehute avait iàit<pa?tjie.'UD de -«eii. premier» sdin^tut d'envoyet: en Buvg^tidte une attnée bômb^ense/ irrec-lia dcrublé mission- Sde- réunir leiptys à là Néu&trie ^t ide s'empâreb de* la personne; de
' ' L'évéque eut le téifhpsi db s^nfertnér à Autun et d-T Élire dès iprépQfteiti(i»>de<défaiise;i il'V^otttint couragèusènient uii siégé i de »quék(ues jdura.^ et, sek^i ses panégyrtisf^V il-n^âvatt qu'à dire- uf>' mot pcMir décider 'les luabitai^ti^ in bt^â.ver pïour ' hii les risquée d'une- défense dése^tféb k Iltâi& ] plutôt ique d'attirer les; derniers malhèurs^isifri^e^'dièeeâems; ii sO livra liti^iméme btix gé^érèltit d'El^oàitt'; on lui fit1fd'£^bord arracher les yenu^, après qnoi'^cm l'enferma 'dâiH mi monastère*- À quelque temple de là , il fut tr«K)ujt devait un e^^n^WfHMirii^y jm
d'avoir trëttipi^ d^tts Fèssà^ibat ée (3^1dA^ife>II^r « né së j^slifijgi pds^ la cko^é^étuit vimpodsible, '^ ii ft« Ii V ré*, dommétîôupa We4^ièsie miojësté, à îEbroiiifi qui lui fit trancher la lele en 678, après des ter-
/Il Vilîi. s Lroilog. p. Oj;. ' '"■ '"^
t lires plus ini^umÈÛh'es les unes qoe les autre^^. Par la mon dê<sâînt'L^ger; la Biirgondich rentra sons le gouvernement ^de Isl Nèfusirie, et la royauté y eut de nouveau quelque pride sur Tordit des leudes.
Au dire des panëgyHste» <le> saint Léger , le nombre des grands personnages- qéé le maire Ebrouin persécuta^ exikroU' fit périr de diveFSes» manières , et pour uiie causé ou poqr l'autre , serait immense. Cliaque )f»rsécuté aurait été^'UB innocent et le persécuteur un monslfré^'injustice etdc^brùauté; mais ces panégyristes sont deâ historieh^ bi^n suspects. D'autres écrivains^ ecclésiastiques comme eux et non moins digties dé foi ^ rendent un meilleur témoignage des motife ètdes ré^ltats de la conduite politique d^Ebroinîn; il en' est niiy e^tre àutres:, d'après lequel le formidable maire de la Neustrie, n'aurait été qiie l'intrépide restaurateur dé Tordre public. « Le copote Ebroùin, dit^l^'^^opposait cobrageusement' à' toutes les iniquités et à' lôutés les méchancetés ^i'se faisaient dans )e:pèi^s^ et, punissant dé leurs >érimes les hèmmés jlfiiqùés ét^'uperbes^ il avait i^tablj partout une paix entière et parfaite. » L^opposi($5n de -ces télnoignagés stir les mêmes faits et inir le "métne- homme ê6t plus apparente qtie réelle; Ebrouin n'étîdt et ;ne- pouvait être que l'homme ^de son temps^ d'un: temps d'à*-
(i ; Voir pour les détails 'de c*es événements les deux bîographies de saûit Léger, dans le [ii^jemier >ve)nn]« dtr recueil des Hislor. de France. • • ♦ . . - ■ •
474 LUTTE 1>E tA «RUSTaiK
iiarchie el de barbarie^ où la . foro^ publique elkmême ne se manifestait et oe se fnnintexiait que par l'arbi traire et la \iolence; jH ne. pouvait guère faire le l>ien dont le3. pus U louent^ sans cQpimeUne aussi beaucoup d^ des actes c^ue^ d'Autres qiialifia&etit de cruautjés et d'injustices. ,. • ^^ ;*
V^nqueur de L'aristocratîp ba? bane 0n Qurgondie, Kbrouin résolut de rattaquer £n àustrasia; mais ici elle était plus foitey plus compact $J»lu;^te;devait être plus fkénible et les mstultataen' furent bien différents.. Il faut l^repnendre d'un peu plus. l^aut, du moment où les Burgondiens et:les Àusli^siens, après avoii' ^:env^rsé de concert Tîiierry: lll et le maire Ebrouio , ^0 s^parèxeut pour youir y chacun à partit chacun à sa-manièrev du Iruit de là victoire
commune.' ■'• : )1.-": ; .'m î •/ :,-: = ;"-^. .
^Monarque xle. la Gaule iîraake ^t-tranBplanté eu IHeusirie, Çhild#ic II était di9V^nu,;pour iatnsi dire, étranger aux ieud^ australiens; il let^ndevint bieu- X6\ .$gsp<Q(^t,p^.9a ^répugnance iininain tenir leurs privilégiai «I. par /sa ba^ne pour $ui^.i lJii}.résolureui donjC de;s^ d^nn^ mn.;roi plj}^ opmippde ; iU allèrent, ep, ,0^8 <^bercl)er ep Wfà^de ce fils de Sige- Uert m. qui^ Qrimpftld .y .a^'sât flftché dwç up îdoiiastère, il y ays^^t yingtrdeui^ap.s ^jÇfle pr<>çlaii^reut roi d'Austnasie , soualegïKim de.tDagobert IL Mais tels furent les vices, rabriîtissement et la stupidili de ce moine courQflpé^.qMe ri^n df: plus beiueiix que son rcîguc ne, pouvait anjiver pour, les chefs aiislrasions rjvii niédilaient des oui reprises anil>i-
, ET DE l'aUSTRASIIî. 4?^
iîeuses^ et qiiayait gênés jusqMe Ui le respect iraijttiooel des Fran^ pouv les descendant de MéiQvée..
^ E^tr-e ces chefs se distinguaient aisément deu;!^ jeunes lei^des^^^ race ^lustie. C'étaient deux frères^ nommésTun Martin et lautre Pepip/I.^ ou rAuci^n, Qu./çj^cprç jP<y)ia d'Héristal, nés.di* naariage d'Ansiçgj^i^ç^ tih d'AiTnuIpUe et de Beggai fille du preuiîiW.Pepi».^ dit 'Ip Vieux, et sœqr du maire du l^alaj^ Çr/inpaJd. 'Xoits les deii^ à la fleur de Tage, hab|)e^9 . vaillants et. avides, dç gl^otre, ils avaient Iji^iûté de Ja, populaiîté. pt de la puissance de leur^ ^\(^^^l^J da^s.des ^emps qui leur perniettaiept clç 4ei>|Lar 4/s plqys giand^ choses qu'eux. Dès le déb^t 4u^:ègqi.e dp^Çagpb^rt 11^ ils s'étaient: décl^^rés les» prQt^eçtefirs 4jes jlîh^tqs pu deà prétentions g^rn^niques contre leqr propre roi et contre celui de JMeusjt^ip, oUf'pour parler plus e:$.açte{fienty. contre le
niai;*e.£hroviinr Suivant r^xeinpjie <|ue leur avait donp:é 4ie viei|x PepÎP, ils s'ét^ifinf... prévalu des atteim^^qmp le, po^voi^ royal ^t^l^ inçessan^çieiU réduil,4 portât, ^u* pvppf iéMî^ Pppll^^i^^^ttques, pouv & oflfrif.^MJ^ pré^e^i t^t k.dejprQt^cJt^i^r^et dje^cj^apir iaip^;:.çn ^77 il$.:^p trouyèrpRt.en étajt dfî fftiix? à la. rqy^iité mérovingienne ,un A^itrag^. dppt elle ne devait pas^ lie relev.er S ., 4 , • .. i .;.,■.
- iU «Pi^ygqvièrcint un cpncik. 4'4hèq**^s ,4e kur paii'|iy clçYànt, IiH|ueI ilsr t^;aduisiiient Dagoberl l|
(«) àïtdeg. Cuutin. li. XCVU, (jjtcbla FiaMi-or.XLVL
/176 LUTTE 0£ LA OTEUSTAIE
comme violateur de se^ vœux monastique!!. Le misérable fantôme , je ne sais si je dois dire de moine ou de roi , y fut condamné , et comme marqué d- un sceau de réprobation et de mort; il fut poignardé par des assassins obscurs et son corps jeté sans sépulture à la voirie.
Par cet assassinat^ tous les hommes puissants, tous les leudes de FAustrasie ^e trouvèrent dans une sorte d'indépendance, gouvernait , chacun comnie il Ten tendait, son duché, son comté, sa ville, et cherchant à se gagner le plus grand nomlire possible de leudes subordonnés, potH* se défendre ou s^agrandir , selon les besoîAs ou les circonstahces. Ce fut, pour ainsi <lire, ntï moment,. dans toute sa réalité, Tétat de àhose3 auquel avalent aspiré depuis le premier jour de la conquête franke les principaux chefs .de bande deClovis^t.deses enfants. C'était là le but auquel tendaient-leur cupidité, leur ambition grossière , leurs habitudes d ^indiscipline .et d'indépendance. Entre tous ces hommes* puissants, satisfaits dé ix'avôir. plus de chef, ^Martin et Pépin avaient sans doute. une eerlaine suprématie ^ie position. et de fait) mais ik n'étaient pmpt encore en mesure d^exercer. directement les pouvoirs publics;^ ils p*'étàieht -encore c[ue les plus puissants parmi leurs égaux.^*
Un tel état de choses ne pouvait étrp, pour ainsi dire, que d'un moment. Il étai(, clair qu'A la pre^ iiiière nécessité d'agir eu commun |[>our la défense de Irurs intérêts^ les leudes austrasims seraient
ET DE l'aUSTRASIE. 4 77
obligés (le s'organiser, de reconnaitre des cliefs ; et ces chefs, désignés d'av^ce, ne pouvaient élre que les petits-fils d'Arnulphe et de Pépin. Or, la nécessité dont il s'agit ; nécessité qui existait déjà par le seul fait de la rivalité politiqtie de TAustrasie et de la Neustrie, devint urgente par le retour d'Ebrouin au gouvernement de ce dernier pays.
Les leudes burgondiens ou neustriens que le maire de Thierry III persécutait, qu'il menaçait encore après les avoir dépouillés de leurs offices et de leurs biens, fuyaient de toutes parts de Rêvant lui. Les uns se réfugiaient en Vasconie , d'autres chez les Visigothi^; mais la plupart passaient en Austrasie, où ils étaient sûrs d'être bien accueillis, surtout par Pépin et par son frère, qui leur prometr taieot de les ramener victorieux en Neustrie et qui avaient le plus gi*and intérêt à leur tenir parole.
Le nombre de ces émigrés grossissait rapidement; en 660 ils composaient une force si considérable que leurs deux jeunes pati'ons crurent Je moment venu de tenter , avec eux et avec des renforts austrasien s, une invasion en Neustrie. Ils se mirent donc en campagne et s'avancèrent jusqu'à Loixi, près de Lapn, où ils rencontrèrent Ebrouin. Les combattants étaient braves et nombreux; Tintérêt qui les animait était grave pour tous et personnel pour des milliers d'entre eux. Les chefs étaient des braves de renom ; la bataille devait être longue et sanglante ; elle le fut. Mais à la fin Ebrouin et les Neustriens la gagnèrent, et, pour-
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suivaiilles vaincus jusqu'en Austrâsie, mirent lônl à féu et à sdhg sur leurtpassage *.
Martin se renferma dans Laon j où il durait pu liou tenir un lotig siège; mais il eut Timprudénce de venir à un rendez- vous que lui avait âssfgné Ebrouin , comme pour traiter a^c lui ; et fut assassiné en y atTÎvant *. Pépin se sauva; mais la cause de raristocrâtie germanique semblait irréparablenient compromise par sa défaite/et TAustrasie était prête à subir, comme la Bui^ondie , îadpmi-
nation neiTstrienne.il ne fallut peut-être rîèti moins
que la mdft d'Ebroùin pour remettre les chances des événements en feveuf de Pépin. Cette mort fut, dans la grande lutte du maire neustrien contre les |eudes,im incident caractéristique qui aidé à comprendre à quel point la rigueur lui était tiécessaîre pour gouverner. Un certain Hermanfroî ayant été accusé d'avoir malversé dans je ne sais quel emploi fiscal dont il était revêtu, le maire du palafs le menaça de lui enlever tous ses biens , en réparation dii dommage qu*il avait causé. Hermanfroî , troublé de cette menace, voulut en prévenir reflet par un coup désespéré. 11 assembla quelques affîdés, se posta sur le chemin par 'ou il savaîê qti^brônîn devait se rendre à l'église , se jeta sur Itrî à Fîrttprovîste et Tassassina *. ^ ' *
Les trois maires du palais donnés Tun après
(i) Fredeg. Cont. II. XCVII. Gesla Fiaucor. XLVL
(a) lil. loc. cit.
(3) Gesta Franc or. XLVII. Fredeg. Cont. IL \CVin.
ET Dfi LA. NEITBTRIK. /|79
l'autre pour . suecesi$eiirs à Ëbrouin n'eurent à beaucoup près^nison eipérience, ni son courage politique, ni sacâpfieilé militaire. Chacun d'eux gouveriid à sa façon et tous gouvernèrébt maL L'un tèmpotis^ lâchement atéc l'aristocratie jraiitre^ Tattaqua san6 s'y être convenableinent préparé , et Gommepour se faire battre; le dernier fut uiî persoht&gë qtïî ,• à utte nullité tbtnplète , joignait des ridicules et des travers. Beaucoup de Neustriensy jusque là fidèles à la cause mérovingienne, eii dé^ sesperèrent sous uh tel chef; ils allèrent en Austra^ sie se ré«nir à leurs premiers éinigrés et s'aban^ donnèrent comme eux à la fortuné de Pépin.
Avec des adversaires si peu habiles , celvti-ci avait eu le loisir de se iremettre de sa défaite et de se
mieux préparer à utie seconde guerre. Aux émigré» de Neustrie et aux Austrasiens qui composaient le noyau de ses forces', il avait adjoint des auxiliaires qu'il avait attirés d'Otttre-Rhin , Saxons^ Frisons ^ Cattes et Héssois,Thuringiens etf Allemanes.
Aussitôt que Pépin eut terminé tousses appréti de guerre, il somma le roi de Sfeifstrie de rappeler! ses exilés et de leur restituer leurs biens; il voulait être refusé, il le fut; et les armôées des deux pays ou dés deux partis marchèrent Tune contre l'autrey commandées , celle de Neustrie par le maire dit palaids Berthaire, et celle d'Austràsie par Pépin: Elles se rencontrèrent non loiti de la frontièt^ de55 deux royaumes, auprès d'un lieu nommé Testri, sur les bords de la Somiiie.
48o T.LTTE DU LA. INEUSTRIE
Les cbronîqueups carlovlngienâ rapportent un discours qu'ils mettent dans la bouche de Pépin , exhortant ses compagnons dermes à bien faire leur devoir. Que ce discours ait été réellement tenu et qu'il e3q>rime bienjes vraies raisons pour lesquelles le chef austrasien recommençait la guerre, c'est de quoi il y a beaucoup à douter. Maîjs il n'en est pas moins burieux pour rhistpire; car jes oiotifs qui y sont allégués , s'ils n/s sont pas les motifs intimes du chef, sont néanmoins puisés dans des faits , et les plus spécieux qu'un homme habile pût alléguer dans la circonstance donnée. 0
Ecoutez*moi, font-ils dire à Pépin, et apprenez ce qui me contraint à cette guerre. J!y suis d'abord provoqué par les lamentations des prêtres et des serviteurs de Dieu , qui plusieurs fois sont venus me trouver afin que je secourusse par les armes les églises injustement dépouillées^de leurs patrimoines. Un second motif m'a porté à cette pénible entreprise; ce sont les gémissements et les. larmes des nobles franks réfugiés auprès de moi, qui, accablés par tant de inalheurs , pensent que je puis (en les secourant) mériter le suffrage du ciel ^.
La bataille fut aussi sanglante que celle de^Loixi et la victoire aussi disputée ; mais cet^e. fois les Austrasiens l'emportèrent. Berthaire, le maire de Neustrie, fut tué; ThieiTy III, qui avait été amené la plutôt qu'il n'y était venu , prit la fuite jusqu'à
(i) Annal. Mellcnses ad an. 687. Fredeg. G)nt. II. C
ET DE l'aL'STRASIE. 4^1
Paris, où Pépin le suivit et s'assura de sa personne. Il le fit aussitôt reconnaître roi par les Auslrasiens, et se fit donner à lui le titre de maire de Neustriè sous lequel il exerça le même pouvoir qu'Ebrouin avait exercé en Neustriè et en Burgondie, outre le pouvoir plus personnel que lui assuraient en Âùs* trasie sa richesse, sa position et la popularité de son nom. Il passa de la sorte ^ en un instant, du simple rôle de chef militaire d'une faction au rôle de chef politique d'un grand pays.
De 687, époque de cette mémorable bataille de Testri, où Pepih s'empara de tout ce qui subsistait encore alors des forces de la conquête franke, jusqu'à 714, année de sa mort, s'écoulèrent vingt-sept ans qu'il employa heureusement à consolider sa puissance. Les événements de cette période sont presque inconnus, ceux surtout d'après lesquels on pourrait se former une idée des changements politiques préparés ou commencés par le triomphe de Pépin. Mais la période de là domination de Charles Martel n'étant au fond que le complément plus clair et plus prononcé de celle de son père , l'histoire de, l'une pourra jusqu'à un certain point suppléer à celle de l'autre ; et je me bornerai ici à suivre rapidement le fil qui mène de la première à la seconde.
Durant les vingt-sept ans que dura la mairie ou le règne de Pépin d'Héristal, il vit passer devant lui quatre rois mérovingiens , à chacun desquels il ne manqua pas de substituer religieusement l'héri-