LES FRANKS DANS LA GAULE
qu'il avait de ficher et d'exposer au sommet d' pieu la têffe de l'ennemi tué par lui*. Nul ne p< vait, sous peine d'une compensation de quinze s d'or, égale à celle exigée pour le meurtre d'un clave , enlever cette tête sans la permission de ce qui l'avait ainsi exposée ^ ou sans celle du magisi du lieu«
Au nombre des dispositions les plus ancien; et les plus remarquables de la loi salique, je ci devoir en comprendre quelques-unes qui sont i expression synîbolique et naïvement pittores( de la pensée et de l'intention du législateur des points importants de l'ordre civil. En v< une fort singulière, qui tendait à assurer la pu tion du meurtre dans le cas où, le meurtrier et trop pauvre pour payer la compensation exigée s'agissait d'obliger ses parents à la payer pour 1
Dans ce cas , le coupable devait se rendre à \ habitation y accompagné de tous ses parents t du côté paternel que du côté maternel, et sans do aussi de magistrats ou de témoins. Entré dan5 maison, il y ramassait, dans chacun des quatre co: un peu de terre ou de poussière qu'il gardait d le poing droit. Cela fait, il venait sur le seuil d» porte y et, prenant dans sa main gauche une pa de la terre qu'il tenait dans la droite, il la je par-dessus l'épaule des trois plus proches de parents; après quoi, s'aidant d*un bâton , il mon
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A.VANT CXOVIS. îiî
en chemise et sans chaussure sur la haie ou sur la clôture quelconque qui entourait sa maison. Cela fait; tout était fait. Les trois parents parniessus répaule desquels il avait jeté sa poignée de terrç étaient tSnus de payer, soit individuellement, soit collectivement, la compensation due par lui. Ceuxy ci n'avaient-ils pas de quoi la payer? le coupable était condamné à la peine capitale^*
Ceux à qui cette obligation de payer pour le délit de leurs proches pouvait paraître onéreuse ou injuste avaient un moyen de s'en afTranchir; une loi le leur avait ménagé, et celte loi n'était, comme la précédente, que la traduction en langue usuelle d'un antique usage tout symbolique , d'une cérémonie pittoresque, selon toute apparence oh-i servée bien long-temps avant d'être écrite .
Le Frank qui voulait rompre avec ses parents y, leur devenir légalement étranger, se rendait pour cela, par-devant le tunghin, ou centenier. Là, il jHrenait quatre bâtons d'aune ou de peuplier , qu'il brisait sur sa tête et dont il jetait les morceaux k terre , déclarant qu'il entendait par-là se retirer de toute communauté d'intérêt et d'affaire avec tels et^ tels parents qu'il nommait. Cela fait, il avait perdu,toute espèce de droit à rhéritage de ces inême& parents, mais il était dispensé aussi de concourir à, l'acquittement des compensations auxquelles il;) pouvaient être condamnés '. , , • ■
(i) Tit. LXI. de Clirenechnida.
(2) Tit.LXiai. I.