LIVRE IJ. — CHAPITRE I
gobards des l)Ouches de l'Elbe; les Vandales erraient à Test des monts du Géant. Ces masses flottantes, venues du nord, pressaient sur la ligne romaine les nations du . midi qui, après avoir résisté d'abord, cédaient et se laissaient porter en avant. La frontière du Rhin, moins bien gardée que celle du Danube depuis la guerre de Décébale, fut la première forcée ; les Caukhes pénétrèrent dans la province germanique inférieure et dans la Belgique. Ils marchaient rapidement, comme des gens qui avaient hâte de gagner de l'avance, tandis que les légions rhénanes n'osaient les poursuivre, de peur de dégarnir la frontière et de livrer passage à de plus grands désastres. On laissa à la Gaule le soin de se défendre. Le gouverneur de la Belgique, Didius Julianus, Tinsensé que nous avons montré prenant à l'enchère la pourpre impériale \ mais qui était alors un général habile et brave, organisa les habitants des villes en corps de milice, arma les campagnes, parvint à cerner la colonne envahissante, et la faisant rétrograder jusqu'au Rhin, la rejeta dans son pays de marécages et de tourbières "^
Sur le haut Rhin, la difficulté fut plus grande; les Cattes ravagèrent longtemps la Srquanie, l'Helvétie, la Rhétie ^ et osèrent même envoyer des bandes d'éclaireurs au delà des Alpes, pour observer le pays \ En même temps, les Marcomans et les Quades traversaient