‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaine (volume 2)Chapitre 108 sur 353 · Dio, Lwi · texte numérisé non relu

Dio, Lwi

paix ni livvc, jusqu'à ce qu'ils se fussent remis <i sa discrétion ^ Los malheureux, à demi morts de faim, résolurent de se retirer chez les Semnons, il leur barra le passage. Tous les fléaux qui accompagnent la misère enlevaient les barbares par milliers. Une fois, les Romains surprii^ent aux avant -postes un jeune Germain , aux aguels pour se glisser dans leur camp, et ils le conduisirent ù l'empereur, qui se mit en devoir de l'interroger. — ((J'ai froid! s'écria le barbare en l'interrompant; fais- (( moi donner un vêtement, si lu peux, et je verrai en- (( suite ce que je dois te répondre-. » Après la guei're, cent mille prisonniers furent rendus à l'Kmpire. Quand Marc-Aurèle mourut, en 180, il s'occupait de recoloniscr la Dacie, moitié avec des barbares, moitié avec des provijiciaux assez courageux pour aller promener la chaiTue sui* des l'uines encore fmnant<'s.

Contenu dans ses limites, grâce; à de si énergiques moyens, le monde d'outre -Danube et d'outre- Rhin s'agita encore bien des années sur lui-même; et ce déso]*dre intérieur fut heureux pour l'Empire, en proie aussi, pendant ce temps, à de cruelles discordes. Quand les hostilités reprirent leur cours, les Romains ne virent pas sans surprise combien le pays avait changé; on eût dit qu'une nouvelle Germanie était sortie de ce chaos, plus ardente que l'ancienne, mieux unie, et réalisant, dans de grandes confédérations fortement constituées, une partie des projets avortés d'Ai'minius et de Décé baie

QueUes causes avaient produit cette révolution? Le

1. Nec secure pascendi, nec agros colendi, nec altcrius rei faciendae copiam sibi facere. Dio, lx\i, 20.

2. Prse frigore, inquit, non possum tibi rcspondere : quamobrem si quid ex me vis cognoscere, jubc milii vestem, si quani babes, dai'i. Dio,

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