Consultez lleichard, German. unt. don Rœm
4. Zuvv.yôô; xai iJ.iyàÔ£;. Asin. Quadrat. ap. Agath., i, p. 17, éd. 10(50.
12fi IllSTOinn DM LA GAULK.
\<]n (h^iovs (le ces quatre confédéralioiis (|iii coini^-eiiai( iil la itiassp des peuples germains, conliiiiH''renl à vivre isoh'es queUines liai ions assez forles poiu' agir seules ou pour choisir leurs alliances. De ce noinlire furent les Marconiaus cl les Quades; les Vandales, maintenant voisins de la Dacie; les Astings, venus de si loin, qu'il leur avait fallu, disaient-ils, toute une année pour atteindre les bords du Danube ^; les Longobards, qu'on trouve tantôt sur le Rhin, tantôt sur le Danube, qui disparaissent et reparaissent tour à tour, toujours errants, toujours terribles-; les Burgondes, rapprocliés des Carpathes orientales; enfin il faut y joindre la nation sarmate des Alains qui, troublée par l'émigration germanique, avait été refoulée en partie vers le Danube, où elle avait pris part à la guerre des Marcoinans ^
Ainsi la Germanie venait de revêtir sa dernière face; les drapeaux sous lesquels devait s'opérer la conquête du monde romain étaient déjà plantés; les noms qui devaient remplacer le nom de Rome dans presque toute l'Europe retentissaient déjà dans les bivouacs germaniques; les terribles Huns eux-mêmes étaient arrivés, à travers la Tartarie, sur les bords du Jaïk. Il ne manquait plus qu'un caprice de ces hordes, ou la voix d'Attila pour qu'un nouveau débordement eût lieu sur l'Empiré; mais celui-là devait être le dernier.
Des nouvelles confédérations, celle des Alamans fut la première à rompre la paix : c'était elle qui tenait les Romains en éveil, dès la fin du règne de Sévère; elle se décida à franchir la limite rhéno-danubienne, au prin-